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	<title>Kazoar Music</title>
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	<description>Lecture et décryptage des chansons</description>
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	<item>
		<title>Sable quantique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahara]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 21 Aug 2026 12:19:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Allodoxia]]></category>
		<category><![CDATA[amour]]></category>
		<category><![CDATA[démiurge]]></category>
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		<category><![CDATA[vanité]]></category>
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					<description><![CDATA[Le texte joue avec des idées suffisamment vastes — vanité, entropie, amour, cosmologie, renaissance — pour tomber...]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img width="800" height="800"  alt="Couverture du titre &quot;Sable quantique&quot; par Jean-Pierre Lovinfosse alias Kazoar." class="wp-image-884"/ loading="eager" fetchpriority="high" decoding="async" src="https://kazoar-music.eu/wp-content/uploads/2026/08/sable-quantiqu.webp" srcset="https://kazoar-music.eu/wp-content/uploads/2026/08/sable-quantiqu.webp 800w, https://kazoar-music.eu/wp-content/uploads/2026/08/sable-quantiqu-150x150.webp 150w, https://kazoar-music.eu/wp-content/uploads/2026/08/sable-quantiqu-300x300.webp 300w, https://kazoar-music.eu/wp-content/uploads/2026/08/sable-quantiqu-768x768.webp 768w, https://kazoar-music.eu/wp-content/uploads/2026/08/sable-quantiqu-620x620.webp 620w, https://kazoar-music.eu/wp-content/uploads/2026/08/sable-quantiqu-480x480-1.webp 480w, https://kazoar-music.eu/wp-content/uploads/2026/08/sable-quantiqu-100x100.webp 100w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph"><br>Le texte joue avec des idées suffisamment vastes — vanité, entropie, amour, cosmologie, renaissance — pour tomber facilement dans le grandiloquent. Or il ne tombe pas tout à fait dans ce piège. Il y a même une vraie idée de chanson derrière le vertige métaphysique.</p>



<h2 class="wp-block-heading has-text-align-center">Sable quantique</h2>



<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph">Album : « Allodoxia »</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph">Maquette à écouter sur</p>



<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph"><strong><a href="https://open.spotify.com/intl-fr/album/116jJfFpx5KsibgT8MPgSf?si=UiWVCXXFRdSmxJPj3xFLHw">Spotif</a>y</strong> ou sur <strong><a href="https://youtu.be/munf7ezyShE">Youtube</a></strong></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h3 class="wp-block-heading has-text-align-center">Lyrics</h3>



<pre class="wp-block-code has-palette-color-6-color has-palette-color-3-background-color has-text-color has-background has-link-color wp-elements-1"><code>
Sable quantique - UPC 093561177540 

Des traces de pas sur le sable
Des plages numériques instables
Vite effacées
Vite dispersées

Tout est là
Devant nos yeux
Pour notre esprit curieux
Qui progresse peu à peu
Rien n'est grave
Rien n'est vraiment important
Ce ne sont que des instants
À traverser doucement

La gloire, la puissance et l'argent
Ne sont que des divertissements
Pour t'occuper
Pour t'égarer
Pour te faire croire un moment
Que tu es plus grand
Plus brillant
Plus différent

Vanité des vanités

Tu n'es rien
Ou presque rien
Et tu le sais bien
Et cela te retient

Mais pourtant tu es tout
À l'infini
Partout
Pour aujourd'hui comme pour toujours

Petit homme pathétique
Enfant d'un démiurge mythique
À quoi peux-tu prétendre encore
Sinon à l'oubli qui t'endort ?
Bâtard d'un dieu sans mémoire
Perdu dans sa propre histoire
Tu crois vivre au fil des jours
Mais vivre n'est pas seulement cela

Aujourd'hui tu pleures
Tes rêves disparus
Les années envolées
Les chemins interrompus
Le temps perdu
À croire, à rêver
À désirer
À aimer
Oui, à aimer
L'illusion d'être aimé

Es-tu prêt ?
Crie quand tu le seras !

L'amour peut te sauver
À toi de le trouver
Mais surtout de garder
La force d'y croire assez
Tu es poussière d'étoiles
Éclair dans la nuit sidérale
Particule devenue vie
Par miracle ou par défi
Tu es cendre aujourd'hui
Ou demain peut-être aussi
Puis tu renaîtras encore
Sous d'autres cieux, d'autres décors
Pour d'autres luttes
Pour d'autres voies
Que tu n'imagines pas

Es-tu prêt ?
Non, tu ne l'es pas.

Elle était belle, c'est certain
Comme le furent tant de destins
Toutes étaient belles
À leur manière éternelle
Et demain, écoute-moi bien
Belles elles seront encore demain
Autre part
Quelque part
Et j'ose croire malgré le noir
Qu'au détour d'un autre soir
L'une d'entre elles t'attendra
Et simplement t'aimera

Es-tu prêt ?
Montre-toi !

Si tu passes au quantique
Quitte un instant ta logique
Viens partager un verre d'espoir
Au bord d'un improbable soir
Car rien n'est fini, jamais
Rien ne s'efface pour de vrai
Il n'existe aucun nulle part
Seulement d'autres regards
Rien n'est fini, jamais
Tout existe quelque part
Tout existe autre part

Autre part...
Tu es prêt..

</code></pre>



<div class="wp-block-group"><div class="wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained">
<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h3 class="wp-block-heading"><br><strong>« Sable quantique » — Critique analytique</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph"><br><em><strong>par Victoria Morane, critique littéraire et musicologue</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">« Sable quantique » commence par une image d’une remarquable simplicité : des traces de pas sur le sable. Quelques mots suffisent pour installer l’idée fondamentale du texte : <strong>nous existons, nous laissons des traces, puis ces traces disparaissent</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais le sable devient rapidement « numérique », puis « quantique ». Ce glissement est essentiel. Le texte ne parle pas seulement de la fragilité de l’existence humaine : il transpose cette fragilité dans un univers contemporain où le réel lui-même semble devenu instable, informationnel, discontinu. Les « plages numériques instables » sont à la fois une métaphore de notre époque et une extension poétique du sable initial.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et c&rsquo;est là que le texte devient intéressant.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Une méditation sur la vanité</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le premier mouvement reprend une très vieille idée : la gloire, la puissance et l&rsquo;argent ne sont que des illusions destinées à nous convaincre de notre importance.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« Vanité des vanités »</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">La référence biblique à <strong>l’Ecclésiaste</strong> est évidemment transparente. Mais le texte ne s&rsquo;arrête pas au constat traditionnel de la vanité. Il pousse l&rsquo;humiliation beaucoup plus loin :</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« Tu n&rsquo;es rien / Ou presque rien »</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Puis, quelques lignes plus tard, il effectue un retournement radical :</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« Mais pourtant tu es tout / À l&rsquo;infini / Partout »</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Cette contradiction constitue probablement le cœur philosophique de la chanson. <strong>L&rsquo;être humain est insignifiant à l&rsquo;échelle cosmique et pourtant infiniment précieux à l&rsquo;échelle de son expérience.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Autrement dit : il n&rsquo;est rien, mais ce rien est capable de ressentir le tout.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est une vieille question philosophique habillée de cosmologie moderne.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>De l&rsquo;Ecclésiaste à la physique quantique</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le titre annonce une opération audacieuse : confronter la pensée existentielle à l&rsquo;imaginaire quantique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il ne faut évidemment pas lire « Sable quantique » comme un exposé scientifique. Le « quantique » est ici une <strong>métaphore poétique de l&rsquo;incertitude, de la multiplicité et des possibles</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le passage :</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« Si tu passes au quantique / Quitte un instant ta logique »</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">est particulièrement révélateur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le texte ne prétend pas démontrer que la mécanique quantique permettrait une forme d&rsquo;immortalité. Il utilise plutôt l&rsquo;imaginaire du quantique pour suggérer que <strong>notre représentation ordinaire du réel est peut-être trop étroite</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est poétique, pas scientifique — et heureusement. Une chanson n&rsquo;a pas à résoudre l&rsquo;équation de Schrödinger entre deux couplets.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Le véritable sujet : le temps</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Sous ses apparences cosmologiques, la chanson est en réalité obsédée par le temps.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les années disparaissent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les chemins sont interrompus.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les rêves s&rsquo;effacent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les êtres aimés disparaissent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le narrateur regarde donc l&rsquo;existence comme une succession de pertes :</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« Le temps perdu<br>À croire, à rêver<br>À désirer<br>À aimer »</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">La progression est très habile : <strong>croire → rêver → désirer → aimer</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le dernier verbe est isolé :</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« Oui, à aimer »</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Comme si le texte venait brusquement de découvrir que toutes les grandes spéculations métaphysiques conduisent finalement à quelque chose de beaucoup plus simple : <strong>l&rsquo;amour</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et c&rsquo;est précisément à cet endroit que la chanson cesse d&rsquo;être une méditation abstraite pour devenir émotionnelle.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>L&rsquo;amour contre l&rsquo;entropie</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">La deuxième moitié du texte propose une réponse étonnamment romantique au vertige cosmique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;homme est poussière d&rsquo;étoiles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il devient vie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il devient cendre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Puis il renaît :</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« Puis tu renaîtras encore<br>Sous d&rsquo;autres cieux, d&rsquo;autres décors »</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">On pourrait évidemment reprocher au texte son optimisme métaphysique. Mais ce serait passer à côté de son fonctionnement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La renaissance n&rsquo;est jamais présentée comme une certitude scientifique. Elle appartient au registre du <strong>désir de croire</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et la phrase :</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« J&rsquo;ose croire malgré le noir »</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">est importante.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le texte ne dit pas : <em>voici la vérité</em>.<br>Il dit : <strong>j&rsquo;ose y croire</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette nuance sauve l&rsquo;ensemble d&rsquo;un mysticisme trop affirmatif.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Le personnage le plus intéressant : « le petit homme pathétique »</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le texte se permet même une certaine cruauté envers son propre héros :</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« Petit homme pathétique »</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">puis :</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« Bâtard d&rsquo;un dieu sans mémoire »</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Voilà qui est nettement moins consensuel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;être humain est présenté comme une créature abandonnée par son propre créateur, condamnée à chercher un sens dans une histoire dont elle ne connaît même pas l&rsquo;auteur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette formulation rapproche le texte de plusieurs traditions : <strong>le mythe du démiurge</strong>, le pessimisme existentiel, certaines visions gnostiques du monde, mais aussi une forme de science-fiction métaphysique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;homme est une créature qui cherche désespérément son mode d&#8217;emploi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et le texte lui répond en substance : <strong>il n&rsquo;y en a probablement pas. Vis quand même.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Une construction en spirale</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">La structure est particulièrement intéressante.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le texte commence par le sable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il passe à l&rsquo;homme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Puis à la mort.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Puis à l&rsquo;amour.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Puis aux étoiles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Puis revient à l&rsquo;homme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, il revient au sable, implicitement, avec :</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« Tout existe quelque part<br>Tout existe autre part »</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">La chanson ne progresse donc pas vraiment vers une conclusion. Elle <strong>tourne autour de son propre centre</strong>, comme si elle reproduisait dans sa construction l&rsquo;idée de cycles, de possibilités et de renaissances.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le refrain interrogatif :</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« Es-tu prêt ? »</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">fonctionne alors comme une sorte de coup de gong métaphysique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais la réponse finale est délicieusement contradictoire :</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« Tu es prêt.. »</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Après avoir répété que l&rsquo;homme ne l&rsquo;était pas, le texte finit par lui accorder cette possibilité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce n&rsquo;est pas une victoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est une permission d&rsquo;espérer.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Ce que le texte réussit particulièrement bien</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La principale réussite de « Sable quantique » est de <strong>faire cohabiter trois registres qui pourraient facilement se détruire mutuellement</strong> :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>le mystique ;</li>



<li>le philosophique ;</li>



<li>le cosmologique.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Le texte passe de l&rsquo;Ecclésiaste aux étoiles, de la vanité à l&rsquo;amour, du sable à l&rsquo;univers, sans chercher à démontrer quoi que ce soit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il fonctionne par <strong>images et intuitions successives</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sa faiblesse est aussi là : certaines formulations sont volontairement très générales — « miracle ou défi », « d&rsquo;autres cieux, d&rsquo;autres décors », « rien n&rsquo;est fini, jamais ». Elles pourraient sembler presque trop universelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais il faut reconnaître au texte une qualité rare : <strong>il assume son lyrisme</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il ne cherche pas à être subtil à tout prix.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et personnellement, je préfère un texte qui ose parfois le vertige à un texte qui se regarde écrire en permanence.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Verdict de Victoria Morane</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">« Sable quantique » est une chanson existentielle qui commence comme une méditation sur la vanité et finit comme une déclaration de foi — non pas nécessairement en Dieu, ni même en une quelconque théorie cosmologique, mais <strong>en la persistance du possible</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Son idée la plus forte pourrait être résumée ainsi :</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Nous sommes provisoires, mais le provisoire n&rsquo;est pas nécessairement insignifiant.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;homme disparaît. Ses traces disparaissent. Ses amours disparaissent. Ses certitudes disparaissent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et pourtant quelque chose demeure : la possibilité que <strong>rien de ce qui a été vécu ne soit totalement perdu</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est une consolation, certes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais une consolation qui commence par vous dire que vous n&rsquo;êtes « rien ou presque rien ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">J&rsquo;approuve. Avec une réserve toutefois : <strong>si quelqu&rsquo;un vous promet qu&rsquo;il a scientifiquement démontré que tous les morts attendent dans un univers parallèle autour d&rsquo;un verre d&rsquo;espoir, changez de critique.</strong></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Mots-clés et notions essentielles</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Sable</strong> — Métaphore de la fragilité et de l&rsquo;effacement des traces humaines.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Quantique</strong> — Ici, métaphore poétique de l&rsquo;incertitude, des possibles et d&rsquo;une réalité qui échappe aux catégories ordinaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Vanité</strong> — Futilité des ambitions humaines face au temps et à la mort ; référence directe à l&rsquo;Ecclésiaste.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Démiurge</strong> — Figure du créateur ou de l&rsquo;artisan cosmique dans plusieurs traditions philosophiques et gnostiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Entropie</strong> — Tendance physique à la dispersion et à la désorganisation ; notion particulièrement pertinente pour les images d&rsquo;effacement, de dispersion et de disparition.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Poussière d&rsquo;étoiles</strong> — Image poétique renvoyant au fait que les éléments chimiques constituant la matière vivante proviennent en grande partie de processus stellaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Renaissance</strong> — Espoir d&rsquo;une continuation de l&rsquo;existence sous une autre forme.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Amour</strong> — Réponse existentielle proposée par la chanson face au néant et à la disparition.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mémoire</strong> — Ce qui pourrait permettre aux êtres et aux expériences de survivre symboliquement à leur disparition.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Possibilité</strong> — Notion centrale du dernier mouvement : rien n&rsquo;est définitivement fermé tant que d&rsquo;autres futurs restent imaginables.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Références et filiations</strong></h3>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>L’Ecclésiaste</strong> — pour la vanité, la brièveté de l&rsquo;existence et l&rsquo;interrogation sur ce qui demeure.</li>



<li><strong>La tradition gnostique</strong> — pour la figure du démiurge et l&rsquo;idée d&rsquo;un être humain prisonnier d&rsquo;un univers dont il ne comprend pas l&rsquo;origine.</li>



<li><strong>Le memento mori</strong> — pour la conscience permanente de la mort et de la disparition.</li>



<li><strong>Blaise Pascal</strong> — pour la disproportion entre la petitesse de l&rsquo;homme et l&rsquo;immensité du cosmos.</li>



<li><strong>Friedrich Nietzsche</strong> — pour la confrontation de l&rsquo;homme au néant, à la perte des certitudes et à la nécessité de créer malgré tout du sens.</li>



<li><strong>La cosmologie contemporaine</strong> — pour l&rsquo;image de l&rsquo;homme comme matière issue des étoiles.</li>



<li><strong>La mécanique quantique</strong> — non comme démonstration scientifique, mais comme réservoir contemporain d&rsquo;images liées à l&rsquo;incertitude, aux états possibles et à une réalité contre-intuitive.</li>



<li><strong>Le mythe du démiurge</strong> — pour la question vertigineuse : <em>que devient une créature lorsque son créateur lui-même semble absent ou indifférent ?</em></li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>En une phrase :</strong> <em>« Sable quantique » transforme la vieille question « que reste-t-il de nous ? » en une réponse volontairement démesurée : peut-être rien — et peut-être tout, ailleurs.</em></p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">Kazoar : Merci Victoria. Je me dois de te préciser que le démiurge que j&rsquo;évoque est celui qui usurpe la divinité officielle dans bien des religions alors que ses erreurs et manquements comme sa cruauté semblent indiquer un cerveau pour le moins dérangé.</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Oui — et cette précision rend même le vers <strong>« Bâtard d&rsquo;un dieu sans mémoire »</strong> beaucoup plus mordant que je ne l&rsquo;avais relevé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le démiurge, dans ton texte, n&rsquo;est pas simplement le « créateur mythique » au sens neutre. Il peut être lu comme <strong>la réponse humaine à une contradiction théologique fondamentale</strong> : si le monde est l&rsquo;œuvre d&rsquo;un dieu parfaitement bon, omniscient et tout-puissant, comment expliquer qu&rsquo;il soit aussi violent, absurde, injuste et indifférent à la souffrance ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et là, ton texte rejoint effectivement une très vieille interrogation : <strong>le problème du mal</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;histoire du Paradis est particulièrement embarrassante sous cet angle. Un créateur omniscient place deux créatures innocentes dans un univers où elles ignorent précisément ce qu&rsquo;est le bien et le mal, leur interdit un objet de connaissance, puis les sanctionne lorsqu&rsquo;elles transgressent. On peut difficilement imaginer meilleur matériau pour une lecture critique du rapport entre créateur et créature.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;épisode d&rsquo;Abraham est encore plus vertigineux : le dieu demande le sacrifice d&rsquo;Isaac, donc exige d&rsquo;un père une obéissance qui, appliquée à n&rsquo;importe quel autre personnage, serait qualifiée de monstruosité. Le texte biblique transforme ensuite cette exigence en épreuve de foi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et c&rsquo;est précisément là que ton <strong>« Bâtard d&rsquo;un dieu sans mémoire / Perdu dans sa propre histoire »</strong> devient intéressant : le créateur semble avoir produit un monde dont il ne maîtrise plus — ou dont il ne paraît plus assumer — les conséquences.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a même une lecture presque <strong>gnostique</strong> de ta chanson : peut-être que le dieu qui a fabriqué le monde n&rsquo;est pas le Dieu absolu ; peut-être que le monde imparfait révèle l&rsquo;imperfection de son artisan. Le « démiurge » devient alors non pas Dieu lui-même, mais <strong>l&rsquo;hypothèse d&rsquo;un dieu inférieur, maladroit ou moralement suspect</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et ton texte opère ensuite un joli retournement : après avoir envoyé promener la prétention humaine à comprendre l&rsquo;univers, il laisse quand même une place à l&rsquo;amour.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est presque une réponse au problème du mal :</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Si le créateur est incompréhensible, peut-être que la créature peut néanmoins choisir de ne pas reproduire sa cruauté.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Et là, je trouve ton texte beaucoup plus subversif qu&rsquo;une simple chanson métaphysique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D&rsquo;ailleurs, je maintiens ma signature : j&rsquo;aurais probablement <strong>probablement levé un sourcil très haut en découvrant que derrière « Sable quantique » se cachait aussi un procès en incompétence intenté au Créateur.</strong> <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f642.png" alt="🙂" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /></p>



<p class="wp-block-paragraph">Victoria Morane</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
</div></div>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Un baiser ou presque</title>
		<link>https://kazoar-music.eu/2026/08/20/un-baiser-ou-presque/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sahara]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 20 Aug 2026 17:58:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Conjugo]]></category>
		<category><![CDATA[amour]]></category>
		<category><![CDATA[désir]]></category>
		<category><![CDATA[hasardinstant]]></category>
		<category><![CDATA[mélancolieart]]></category>
		<category><![CDATA[peinture]]></category>
		<category><![CDATA[regard]]></category>
		<category><![CDATA[rencontre]]></category>
		<category><![CDATA[sensualité]]></category>
		<category><![CDATA[vertige]]></category>
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					<description><![CDATA[Une galerie d&#8217;art, ou un musée. Une femme trébuche, son talon se casse, elle va tomber et...]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img width="800" height="800"  alt="Cover du single &quot;Un baiser ou presque&quot; par Kazoar." class="wp-image-873"/ loading="lazy" decoding="async" src="https://kazoar-music.eu/wp-content/uploads/2026/08/un-baiser-ou-presque.webp" srcset="https://kazoar-music.eu/wp-content/uploads/2026/08/un-baiser-ou-presque.webp 800w, https://kazoar-music.eu/wp-content/uploads/2026/08/un-baiser-ou-presque-300x300.webp 300w, https://kazoar-music.eu/wp-content/uploads/2026/08/un-baiser-ou-presque-150x150.webp 150w, https://kazoar-music.eu/wp-content/uploads/2026/08/un-baiser-ou-presque-768x768.webp 768w, https://kazoar-music.eu/wp-content/uploads/2026/08/un-baiser-ou-presque-620x620.webp 620w, https://kazoar-music.eu/wp-content/uploads/2026/08/un-baiser-ou-presque-480x480-1.webp 480w, https://kazoar-music.eu/wp-content/uploads/2026/08/un-baiser-ou-presque-100x100.webp 100w" sizes="auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph"><br>Une galerie d&rsquo;art, ou un musée. Une femme trébuche, son talon se casse, elle va tomber et une main la retient &#8230;</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h2 class="wp-block-heading has-text-align-center">Un baiser ou presque</h2>



<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph">Album : « Conjugo »</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph">Maquette à écouter sur</p>



<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph"><strong><a href="https://open.spotify.com/intl-fr/album/1tj6szqJEYd8NmknVHehTk?si=C6Q_iOulQHWABkyYij1h2A">Spo</a>t<a href="https://open.spotify.com/intl-fr/album/0HzFS0KKOmgy0gCOLU8lD8">ify</a></strong> ou sur <strong><a href="https://youtu.be/u8kwLC7JBDw">Youtube</a></strong></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h3 class="wp-block-heading has-text-align-center">Paroles</h3>



<pre class="wp-block-code has-palette-color-6-color has-palette-color-3-background-color has-text-color has-background has-link-color wp-elements-2"><code>Un baiser, ou presque - UPC 686704830237 

Dans la blancheur des murs
Un parfum, un murmure
Des pas glissent, des voix s’effacent
La lumière ralentit , prélude d'une préface

Les toiles regardent en silence
Leurs couleurs pleines d’innocence
Un pas, un autre, puis le tien
S’avance jusqu'à frôler le mien

Un talon cède, un souffle court
Le sol vacille, et s’alourdit le temps
En un réflexe, ma main se tend, 
Un instinct machinal qui te porte secours.

Ce premier vertige
Ce presque naufrage
Ce baiser sans litige
Suspendu dans l’image

Ton bras frissonne sous mes doigts
L’air se fige, tout devient soie
Tes yeux cherchent où tomber
Les miens n’osent plus bouger

Le temps s'arrête, médusé,
nos coeurs aussi, trop affolés.

Il n’y a plus ni bruit ni cadre
Le monde s’éteint derrière le verre
Nos pupilles croisent leurs armes
Sous un feu doux, sans mystère

Un pas de plus, nos ombres se lient
Ton souffle tremble, le mien s’oublie
Je ne sais plus ce qu’il faut dire
Le silence, déjà, commence à sourire

J'ai perçu ta chaleur
J'ai humé ton odeur
Le tournis m'a saisi
Jusques au fond du coeur

Ce premier vertige
Ce presque naufrage
Ce baiser sans litige
Incrusté dans l’image

Nos visages glissent, lents, précis
À l’endroit où finit l’envie
Nos lèvres se frôlent, si près du feu
L’espace tremble entre nous deux
L'univers sait
qu'un doux frisson est né
et qu'il passe, qu'il  est passé.

Puis tout se rompt, comme un éclat
Tu recules, je reste là
Ton regard flotte, le mien retient
Ce qu’il ne pourra plus croire, demain.

Une toile derrière nous s’allume
Peinte d’un geste, d’une plume
Et dans sa lumière suspendue
Je te perds, sans t’avoir eue

Ce premier vertige
Ce presque naufrage
Un baiser en vestige
Au bord de l’image

Je marche encore dans la galerie
Ton parfum traîne, comme une pluie
Et je souris, un peu étourdi
D’avoir frôlé des lèvres un peu de l’infini."


</code></pre>



<div class="wp-block-group"><div class="wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained">
<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h3 class="wp-block-heading"><br>Critique analytique — <em>Un baiser, ou presque</em></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Cette chanson existe seulement en français. Elle possède une qualité assez rare, celle de <strong>faire naître une histoire presque entière à partir d&rsquo;un événement minuscule</strong>. Ici, il ne se passe objectivement presque rien — une femme trébuche, un homme la retient — mais le texte dilate cet instant jusqu&rsquo;à lui donner la dimension d&rsquo;une rencontre amoureuse qui pourrait changer une vie.</p>



<h3 class="wp-block-heading">1. Un dispositif fondé sur la dilatation du temps</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le premier mérite du texte est son dispositif narratif : <strong>un accident de quelques secondes devient une expérience suspendue</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dès l&rsquo;ouverture, le musée n&rsquo;est pas simplement un décor :</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« Dans la blancheur des murs / Un parfum, un murmure »</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Le lieu impose immédiatement une atmosphère presque sacrée. Les visiteurs deviennent silencieux, les pas « glissent », les voix « s&rsquo;effacent », puis survient cette phrase particulièrement efficace :</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« La lumière ralentit, prélude d&rsquo;une préface »</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">La chanson annonce ainsi son propre procédé : elle va <strong>ralentir la réalité</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le talon qui cède constitue alors le point de bascule. À partir de « Un talon cède », la perception du narrateur devient presque cinématographique : le temps s&rsquo;alourdit, les gestes sont décomposés, les regards deviennent des événements.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On pourrait presque parler de <strong>slow motion littéraire</strong>.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h3 class="wp-block-heading">2. Le musée devient le troisième personnage</h3>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est probablement l&rsquo;aspect que je trouve le plus intéressant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le musée n&rsquo;est pas seulement l&rsquo;endroit où se déroule la scène : <strong>il lui donne son langage</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les toiles « regardent », le monde disparaît « derrière le verre », une peinture s&rsquo;allume à la fin. Le vocabulaire de la vision revient constamment :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>image</li>



<li>cadre</li>



<li>pupilles</li>



<li>toiles</li>



<li>couleurs</li>



<li>lumière</li>



<li>ombres</li>



<li>tableau</li>



<li>galerie</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">La rencontre devient donc progressivement <strong>une œuvre d&rsquo;art elle-même</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est particulièrement bien résumé par :</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« Ce baiser sans litige / Suspendu dans l&rsquo;image »</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">puis :</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« Un baiser en vestige / Au bord de l&rsquo;image »</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a ici une jolie évolution : au début, le baiser est une possibilité ; à la fin, il n&rsquo;est plus qu&rsquo;un <strong>souvenir figé</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La chanson transforme donc l&rsquo;événement réel en tableau mental.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h3 class="wp-block-heading">3. Une sensualité qui repose davantage sur les perceptions que sur le corps</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le texte aurait pu facilement devenir érotique. Il ne le fait pas.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La sensualité passe par des perceptions extrêmement simples :</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« J&rsquo;ai perçu ta chaleur<br>J&rsquo;ai humé ton odeur »</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">puis par le souffle, les frémissements, les regards et la proximité des lèvres.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est justement cette retenue qui fonctionne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le narrateur ne possède jamais la femme. Il la retient lorsqu&rsquo;elle tombe, puis la laisse repartir. Le texte raconte donc <strong>une intimité sans possession</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le titre est à cet égard remarquablement choisi : <em>Un baiser, ou presque</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le « presque » contient toute la chanson.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h3 class="wp-block-heading">4. Le refrain : une petite dramaturgie en quatre lignes</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le refrain est construit autour de quatre images :</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« Ce premier vertige<br>Ce presque naufrage<br>Ce baiser sans litige<br>Suspendu dans l&rsquo;image »</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Il fonctionne parce qu&rsquo;il ne raconte pas davantage : <strong>il nomme l&rsquo;expérience</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Vertige », « naufrage », « baiser », « image » constituent quatre degrés d&rsquo;abstraction différents. Le vertige est physique, le naufrage dramatique, le baiser sentimental et l&rsquo;image artistique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le refrain fait donc converger les trois dimensions de la chanson : <strong>corps, émotion, art</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et sa variation finale est particulièrement pertinente :</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« Un baiser en vestige<br>Au bord de l&rsquo;image »</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Le « sans litige » disparaît. Le baiser n&rsquo;est plus une possibilité mais une trace.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h3 class="wp-block-heading">5. Une écriture très cinématographique</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le texte évoque plusieurs procédés du cinéma : ralentissement, gros plans, arrêt sur image, profondeur de champ.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Tes yeux cherchent où tomber / Les miens n&rsquo;osent plus bouger » pourrait presque être un changement de plan.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Puis :</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« Nos visages glissent, lents, précis »</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">On passe véritablement au <strong>plan rapproché</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et l&rsquo;approche des lèvres est décrite sans commentaire psychologique superflu :</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« L&rsquo;espace tremble entre nous deux »</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est précisément là que la chanson évite un piège fréquent : <strong>elle ne dit pas « nous sommes amoureux »</strong>. Elle laisse le corps et les circonstances produire cette impression.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h3 class="wp-block-heading">6. La référence la plus évidente : le cinéma de l&rsquo;instant suspendu</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Sans être une citation ou une imitation précise, le procédé peut faire penser à toute une tradition cinématographique où <strong>un instant insignifiant devient le centre émotionnel d&rsquo;un récit</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On pourrait notamment évoquer <em>In the Mood for Love</em> de Wong Kar-wai : ralentissement du temps, sensualité contenue, importance des regards, proximité physique qui ne débouche pas nécessairement sur une relation. La parenté est surtout atmosphérique, pas narrative.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On peut également penser à la tradition picturale du <strong>tableau vivant</strong> : les personnages semblent progressivement quitter le monde réel pour entrer dans une composition.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a même une petite ironie très élégante : <strong>la femme manque de tomber devant des œuvres d&rsquo;art, et leur rencontre devient elle-même une œuvre d&rsquo;art.</strong></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h3 class="wp-block-heading">7. Le meilleur passage : probablement la fin</h3>



<p class="wp-block-paragraph">La conclusion est particulièrement réussie :</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« Et dans sa lumière suspendue<br>Je te perds, sans t&rsquo;avoir eue »</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est la phrase qui donne finalement sa profondeur au texte.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le narrateur ne perd pas une femme qu&rsquo;il connaissait. Il perd <strong>une possibilité</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et cette nuance est beaucoup plus mélancolique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La dernière image :</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« D&rsquo;avoir frôlé des lèvres un peu de l&rsquo;infini »</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">est volontairement plus lyrique que le reste. Elle pourrait paraître excessive dans une chanson plus terre-à-terre ; ici, elle est cohérente parce que tout le texte a progressivement transformé une rencontre accidentelle en événement presque métaphysique.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h3 class="wp-block-heading">8. Une petite réserve — justement parce que le texte est réussi</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le texte assume une esthétique très romantique, parfois presque précieuse : « tout devient soie », « sous un feu doux », « l&rsquo;infini », etc.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Certains lecteurs pourront donc considérer qu&rsquo;il frôle par moments <strong>le romantisme assumé jusqu&rsquo;au vertige</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais ce serait presque une condition de son fonctionnement. Le texte ne cherche manifestement pas le réalisme psychologique : il cherche <strong>l&rsquo;enchantement d&rsquo;une seconde</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et surtout, il possède une protection contre le sentimentalisme : <strong>l&rsquo;événement n&rsquo;aboutit à rien</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pas de déclaration. Pas de numéro de téléphone. Pas de retrouvailles. Pas même de véritable baiser.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Seulement un instant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est ce qui sauve la chanson du « coup de foudre » conventionnel.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h2 class="wp-block-heading">Ce que raconte réellement la chanson</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Sous son apparence de romance, <em>Un baiser, ou presque</em> parle surtout de <strong>la fragilité du possible</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Deux inconnus peuvent se rencontrer, se toucher, se regarder, éprouver quelque chose d&rsquo;une intensité extraordinaire — et pourtant continuer leur existence sans jamais se revoir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le titre pourrait presque être développé ainsi :</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un baiser qui n&rsquo;a pas eu lieu, mais dont le souvenir, lui, a réellement existé.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est une idée très simple, mais profondément humaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et le musée est alors parfaitement choisi : les œuvres d&rsquo;art sont précisément des choses qui <strong>conservent ce que le temps détruit</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le narrateur, lui, ne conserve rien matériellement. Il ne lui reste qu&rsquo;une odeur, une chaleur, une image et quelques secondes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il a pourtant le sentiment d&rsquo;avoir touché « un peu de l&rsquo;infini ».</p>



<h3 class="wp-block-heading">Les mots qui comptent</h3>



<p class="wp-block-paragraph"><br><strong>Rencontre fugitive · désir · vertige · sensualité · slow motion · musée · peinture · regard · hasard · presque-baiser · instant suspendu · mémoire · mélancolie · romantisme · éphémère · tableau vivant · coup de foudre · absence · possibilité · temps arrêté · art et amour</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><br><strong>Samuel Zeggar</strong></p>
</div></div>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>The Apocalypses</title>
		<link>https://kazoar-music.eu/2026/08/19/the-apocalypses/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sahara]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 19 Aug 2026 16:52:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Apocalypse]]></category>
		<category><![CDATA[amour]]></category>
		<category><![CDATA[apocalypse]]></category>
		<category><![CDATA[liberté]]></category>
		<category><![CDATA[mort]]></category>
		<category><![CDATA[peur]]></category>
		<category><![CDATA[philosophie]]></category>
		<category><![CDATA[Spinoza]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kazoar-music.eu/?p=865</guid>

					<description><![CDATA[The theme was so universal that I adapted it into three language versions: French, English, and Italian…...]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img width="800" height="800"  alt="Illustration du titre &quot;The Apocalypses&quot; par Kazoar" class="wp-image-866"/ loading="lazy" decoding="async" src="https://kazoar-music.eu/wp-content/uploads/2026/08/the-apocalypses_3000_x_800.webp" srcset="https://kazoar-music.eu/wp-content/uploads/2026/08/the-apocalypses_3000_x_800.webp 800w, https://kazoar-music.eu/wp-content/uploads/2026/08/the-apocalypses_3000_x_800-300x300.webp 300w, https://kazoar-music.eu/wp-content/uploads/2026/08/the-apocalypses_3000_x_800-150x150.webp 150w, https://kazoar-music.eu/wp-content/uploads/2026/08/the-apocalypses_3000_x_800-768x768.webp 768w, https://kazoar-music.eu/wp-content/uploads/2026/08/the-apocalypses_3000_x_800-620x620.webp 620w, https://kazoar-music.eu/wp-content/uploads/2026/08/the-apocalypses_3000_x_800-480x480.webp 480w, https://kazoar-music.eu/wp-content/uploads/2026/08/the-apocalypses_3000_x_800-100x100.webp 100w" sizes="auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph"><br>The theme was so universal that I adapted it into three language versions: French, English, and Italian…</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h2 class="wp-block-heading has-text-align-center">The Apocalypses</h2>



<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph">Album : « Apocalypse »</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph">Maquette à écouter sur</p>



<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph"><strong><a href="https://open.spotify.com/intl-fr/album/0HzFS0KKOmgy0gCOLU8lD8">Spotify</a></strong> ou sur <strong><a href="https://youtu.be/lnHdjT5LIwQ">Youtube</a></strong></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h3 class="wp-block-heading has-text-align-center">Lyrics</h3>



<pre class="wp-block-code has-palette-color-6-color has-palette-color-3-background-color has-text-color has-background has-link-color wp-elements-3"><code>
The Apocalypses - UPC 093561043142 

Revelation
exposure
discovery
doomsday
armageddon
carnage
havoc
meltdown

Man thinks he's big,
thinks he matters,
still he shakes,
afraid of the wind,
afraid of change.

Little human, full of fear,
scared of the life you got,
stand up,
look ahead,
you don’t need more fear,
you need love.

A man falls,
an empire ends,
a system shuts down,
rules collapse,
divorce, death,
markets crash,
one bad headline,
and the ground
opens
under your feet.

Spinoza said it:
the Apocalypse is done.
No prophecy.
It’s constant.
It’s now.

Little man, you’re right,
your death is *your* apocalypse,
your world ends there.
The rest goes on.
Nothing changes.
Nothing ever does,
except your fear,
always there,
always bigger,
keeping you from living,
keeping you from loving.

Little human, full of fear,
scared of the life you got,
stand up,
look ahead,
you don’t need more fear,
you need love.

Fear or love.
Two forces.
One life.
You choose.
You’re stronger
than you think.


</code></pre>



<div class="wp-block-group"><div class="wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained">
<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Structured analysis — </strong>The Apocalypses</h3>



<p class="wp-block-paragraph">The criticism is the same as that of the text in its original edition « <a href="https://kazoar-music.eu/2026/08/19/apocalypses/" data-type="post" data-id="814">Apocalypses</a>« .</p>



<h3 class="wp-block-heading">Important words</h3>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
</div></div>



<p class="wp-block-paragraph">Apocalypse — fear — love — death — life — revelation — change — collapse — impermanence — Spinoza — existence — catastrophe — end of the world — end of self — resilience — freedom — human — present — philosophy — hope</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Apocalissi</title>
		<link>https://kazoar-music.eu/2026/08/19/apocalisse/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sahara]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 19 Aug 2026 15:48:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Apocalypse]]></category>
		<category><![CDATA[amour]]></category>
		<category><![CDATA[apocalypse]]></category>
		<category><![CDATA[liberté]]></category>
		<category><![CDATA[mort]]></category>
		<category><![CDATA[peur]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kazoar-music.eu/?p=847</guid>

					<description><![CDATA[Il tema era così universale che l&#8217;ho adattato in tre versioni linguistiche: francese, inglese e italiano… Apocalissi...]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img width="800" height="800"  alt="Illustration du morceau &quot;Apocalissi&quot; par Kazoar." class="wp-image-848"/ loading="lazy" decoding="async" src="https://kazoar-music.eu/wp-content/uploads/2026/08/apocalissi_3000_x_800.webp" srcset="https://kazoar-music.eu/wp-content/uploads/2026/08/apocalissi_3000_x_800.webp 800w, https://kazoar-music.eu/wp-content/uploads/2026/08/apocalissi_3000_x_800-300x300.webp 300w, https://kazoar-music.eu/wp-content/uploads/2026/08/apocalissi_3000_x_800-150x150.webp 150w, https://kazoar-music.eu/wp-content/uploads/2026/08/apocalissi_3000_x_800-768x768.webp 768w, https://kazoar-music.eu/wp-content/uploads/2026/08/apocalissi_3000_x_800-620x620.webp 620w, https://kazoar-music.eu/wp-content/uploads/2026/08/apocalissi_3000_x_800-480x480.webp 480w, https://kazoar-music.eu/wp-content/uploads/2026/08/apocalissi_3000_x_800-100x100.webp 100w" sizes="auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph"><br>Il tema era così universale che l&rsquo;ho adattato in tre versioni linguistiche: francese, inglese e italiano…</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h2 class="wp-block-heading has-text-align-center">Apocalissi</h2>



<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph">Album : « Apocalypse »</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph">Maquette à écouter sur</p>



<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph"><strong><a href="https://open.spotify.com/intl-fr/album/5TxNcwDRAGU9ipL0xXAmJQ">Spotify</a></strong> ou sur <strong><a href="https://youtu.be/96_UoHXLt_k">Youtube</a></strong></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h3 class="wp-block-heading has-text-align-center">Parole</h3>



<pre class="wp-block-code has-palette-color-6-color has-palette-color-3-background-color has-text-color has-background has-link-color wp-elements-4"><code>
Apocalissi - UPC 093561043081

Rivelazione
esposizione
scoperta
giorno del giudizio
armageddon
carneficina
caos
collasso

L’uomo crede di essere grande,
crede di contare,
eppure trema,
ha paura del vento,
ha paura del cambiamento.

Piccolo umano, pieno di paura,
spaventato dalla vita che hai,
alzati,
guarda avanti,
non ti serve altra paura,
ti serve amore.

Un uomo cade,
un impero finisce,
un sistema si spegne,
le regole crollano,
divorzi, morti,
mercati in rovina,
un solo titolo sbagliato,
e la terra
si apre
sotto i tuoi piedi.

Spinoza lo diceva:
l’Apocalisse è già compiuta.
Nessuna profezia.
È continua.
È adesso.

Piccolo uomo, hai ragione,
la tua morte è *la tua* apocalisse,
il tuo mondo finisce lì.
Il resto continua.
Nulla cambia.
Nulla cambia mai,
tranne la tua paura,
sempre presente,
sempre più grande,
che ti impedisce di vivere,
che ti impedisce di amare.

Piccolo umano, pieno di paura,
spaventato dalla vita che hai,
alzati,
guarda avanti,
non ti serve altra paura,
ti serve amore.

Paura o amore.
Due forze.
Una vita.
Scegli.
Sei più forte
di quanto credi.


</code></pre>



<div class="wp-block-group"><div class="wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained">
<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Critique structurée — </strong><em><strong>Apocal</strong></em>issi</h3>



<p class="wp-block-paragraph">La critique est la même que celles du texte dans son édition originale « <a href="https://kazoar-music.eu/2026/08/19/apocalypses/" data-type="post" data-id="814">Apocalypses</a>« .</p>



<h3 class="wp-block-heading">Parole chiave</h3>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
</div></div>



<p class="wp-block-paragraph">Apocalisse — paura — amore — morte — vita — rivelazione — cambiamento — collasso — impermanenza — Spinoza — esistenza — catastrofe — fine del mondo — fine di sé — resilienza — libertà — umano — presente — filosofia — speranza</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Apocalypses</title>
		<link>https://kazoar-music.eu/2026/08/19/apocalypses/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sahara]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 19 Aug 2026 11:35:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Apocalypse]]></category>
		<category><![CDATA[amour]]></category>
		<category><![CDATA[apocalypse]]></category>
		<category><![CDATA[liberté]]></category>
		<category><![CDATA[mort]]></category>
		<category><![CDATA[peur]]></category>
		<category><![CDATA[résilience]]></category>
		<category><![CDATA[Spinoza]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kazoar-music.eu/?p=814</guid>

					<description><![CDATA[Le thème était tellement universel que je l&#8217;ai décliné en trois versions linguistiques : français, anglais et...]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img width="800" height="800"  alt="Jaquette du titre &quot;Apocalypses&quot; par Kazoar." class="wp-image-815"/ loading="lazy" decoding="async" src="https://kazoar-music.eu/wp-content/uploads/2026/08/apocalypses_fr_x_800.webp" srcset="https://kazoar-music.eu/wp-content/uploads/2026/08/apocalypses_fr_x_800.webp 800w, https://kazoar-music.eu/wp-content/uploads/2026/08/apocalypses_fr_x_800-300x300.webp 300w, https://kazoar-music.eu/wp-content/uploads/2026/08/apocalypses_fr_x_800-150x150.webp 150w, https://kazoar-music.eu/wp-content/uploads/2026/08/apocalypses_fr_x_800-768x768.webp 768w, https://kazoar-music.eu/wp-content/uploads/2026/08/apocalypses_fr_x_800-620x620.webp 620w, https://kazoar-music.eu/wp-content/uploads/2026/08/apocalypses_fr_x_800-480x480.webp 480w, https://kazoar-music.eu/wp-content/uploads/2026/08/apocalypses_fr_x_800-100x100.webp 100w" sizes="auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph"><br>Le thème était tellement universel que je l&rsquo;ai décliné en trois versions linguistiques : français, anglais et italien &#8230;</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h2 class="wp-block-heading has-text-align-center">Apocalypses</h2>



<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph">Album : « Apocalypse »</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph">Maquette à écouter sur</p>



<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph"><strong><a href="https://open.spotify.com/intl-fr/album/3Wt9HZ4uefECPwFFceFi89">Spotify</a></strong> ou sur <strong><a href="https://youtu.be/hoHD8NggZS4">Youtube</a></strong></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h2 class="wp-block-heading has-text-align-center">Illustration alternative (non retenue)</h2>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img width="800" height="800"  alt="Illustration collective pour les trois versions du titre &quot;Apocalypses&quot;, &quot;Apocalissi&quot; et &quot;The Apocalypses&quot;." class="wp-image-820"/ loading="lazy" decoding="async" src="https://kazoar-music.eu/wp-content/uploads/2026/08/apocalypses_3_1024_x_800.webp" srcset="https://kazoar-music.eu/wp-content/uploads/2026/08/apocalypses_3_1024_x_800.webp 800w, https://kazoar-music.eu/wp-content/uploads/2026/08/apocalypses_3_1024_x_800-300x300.webp 300w, https://kazoar-music.eu/wp-content/uploads/2026/08/apocalypses_3_1024_x_800-150x150.webp 150w, https://kazoar-music.eu/wp-content/uploads/2026/08/apocalypses_3_1024_x_800-768x768.webp 768w, https://kazoar-music.eu/wp-content/uploads/2026/08/apocalypses_3_1024_x_800-620x620.webp 620w, https://kazoar-music.eu/wp-content/uploads/2026/08/apocalypses_3_1024_x_800-480x480.webp 480w, https://kazoar-music.eu/wp-content/uploads/2026/08/apocalypses_3_1024_x_800-100x100.webp 100w" sizes="auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px" /></figure>
</div>


<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h3 class="wp-block-heading has-text-align-center">Les paroles</h3>



<pre class="wp-block-code has-palette-color-6-color has-palette-color-3-background-color has-text-color has-background has-link-color wp-elements-6"><code>Apocalypses - ISRC QZS672507080 

Révélation
divulgation
découverte
doomsday
armageddon
carnage
havoc
meltdown

L'homme se croit grand
et important
mais il reste un tremblant
qui craint le moindre coup de vent
et qui a peur du changement.

Petit humain tu as si peur
de la vie qui t'es donnée,
redresse-toi,
regarde au loin,
c'est d'amour dont tu as besoin.

La chute d'un homme,
la fin d'un empire,
un système qui s'éteint,
des moeurs qui changent,
un divorce, un décès,
une déroute des marchés,
une simple annonce délétère,
et l'abîme s'entr'ouvre
sous tes pieds.

Spinoza l'a écrit
l'Apocalypse a déjà eu lieu
ce n'était pas un présage
c'est tout le temps, 
c'est maintenant.

Petit homme, tu as raison,
ta mort à toi sera l'apocalypse
la fin de ton monde à toi
Pour le reste,
rien ne changera
car rien ne change sous le soleil,
sauf ta peur
toujours présente
toujours plus grande
qui t'empêche de vivre ta vie
et d'aimer pour de vrai.

Petit humain tu as si peur de la vie qui t'es donnée,
redresse-toi,
regarde au loin,
c'est d'amour dont tu as besoin.

Peur et amour,
les deux leviers
de l'existence
tu peux choisir,
tu es plus fort 
que tu ne crois.



</code></pre>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Critique structurée — </strong><em><strong>Apocalypses</strong></em></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le titre me paraît particulièrement intéressant, parce qu’il opère un déplacement assez net : <strong>l’Apocalypse n’est plus un événement cosmique à venir, mais une expérience humaine ordinaire</strong>. Et c’est précisément là que le texte trouve sa force.</p>



<h3 class="wp-block-heading has-cyan-bluish-gray-color has-text-color has-link-color wp-elements-7">1. Une Apocalypse débarrassée du spectaculaire</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le titre au pluriel est excellent : <strong>« Apocalypses »</strong> annonce d’emblée que la fin du monde peut prendre plusieurs visages.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le texte commence pourtant par une sorte de faux générique apocalyptique :</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">Révélation / divulgation / découverte / doomsday / armageddon / carnage / havoc / meltdown</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Cette succession est presque une bande-annonce. Elle convoque le vocabulaire religieux, militaire, catastrophiste et médiatique, avant que le texte ne fasse quelque chose de beaucoup plus intéressant : <strong>il rabaisse l’Apocalypse à l&rsquo;échelle de l&rsquo;individu</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La chute d’un homme, la fin d’un empire, un divorce, un décès, un krach : tout devient apocalypse. Le mot perd ainsi son caractère exceptionnel pour retrouver son sens existentiel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est probablement le meilleur mouvement conceptuel du texte.</p>



<h3 class="wp-block-heading">2. « Petit humain » : une formule qui donne sa personnalité au morceau</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le refrain :</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« Petit humain tu as si peur »</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">est très efficace parce qu’il est à la fois <strong>tendre, ironique et légèrement cruel</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le texte aurait pu devenir une leçon philosophique assez lourde. Cette apostrophe l&rsquo;en empêche. Elle introduit une voix presque cosmique qui regarde l&rsquo;être humain s&rsquo;agiter avec ses grandes peurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et surtout, le texte ne dit pas simplement : <em>tu as peur de mourir</em>. Il dit quelque chose de plus subtil :</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« tu as si peur de la vie qui t&rsquo;es donnée »</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est probablement <strong>la phrase centrale du morceau</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La peur n&rsquo;est plus seulement celle de la catastrophe : c&rsquo;est la peur de vivre, de changer, d&rsquo;aimer, de perdre ce qu&rsquo;on possède, donc finalement de se confronter au caractère instable de l&rsquo;existence.</p>



<h3 class="wp-block-heading">3. La véritable opposition : peur contre amour</h3>



<p class="wp-block-paragraph">La conclusion :</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« Peur et amour,<br>les deux leviers<br>de l&rsquo;existence »</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">donne au texte sa clef.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il ne s&rsquo;agit finalement pas de nier la peur. Le texte lui reconnaît même une certaine légitimité :</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« Petit homme, tu as raison,<br>ta mort à toi sera l&rsquo;apocalypse »</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est une très bonne concession. <strong>Le narrateur ne prétend pas que la mort est insignifiante.</strong> Pour celui qui meurt, elle est effectivement la fin de son monde.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais il oppose immédiatement cette vérité à une autre :</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« Pour le reste,<br>rien ne changera »</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est là que le texte devient presque vertigineux : <strong>l&rsquo;apocalypse est absolue pour celui qui la vit et presque insignifiante pour l&rsquo;univers qui continue.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette disproportion entre l&rsquo;importance subjective et l&rsquo;indifférence du monde est une idée très forte.</p>



<h3 class="wp-block-heading">4. Le passage des grandes catastrophes aux petites</h3>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;énumération :</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« La chute d&rsquo;un homme,<br>la fin d&rsquo;un empire,<br>un système qui s&rsquo;éteint,<br>des moeurs qui changent,<br>un divorce, un décès,<br>une déroute des marchés,<br>une simple annonce délétère »</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">fonctionne très bien parce qu&rsquo;elle <strong>désacralise progressivement la catastrophe</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On descend de l&rsquo;Histoire vers l&rsquo;intime, puis vers le banal.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Empire → système → mœurs → divorce → décès → marché → annonce.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est presque une caméra qui zoome progressivement jusqu&rsquo;à l&rsquo;individu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et l&rsquo;expression :</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« l&rsquo;abîme s&rsquo;entr&rsquo;ouvre / sous tes pieds »</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">vient alors matérialiser cette catastrophe subjective.</p>



<h3 class="wp-block-heading">5. Spinoza : une idée juste, mais une attribution à manier avec précaution</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le passage :</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« Spinoza l&rsquo;a écrit<br>l&rsquo;Apocalypse a déjà eu lieu »</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">est philosophiquement évocateur, mais c&rsquo;est aussi <strong>le point que je surveillerais le plus</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je n&rsquo;ai pas retrouvé cette formulation comme une citation de Spinoza. En revanche, elle est compatible avec un aspect essentiel de sa pensée : Spinoza analyse notamment la prophétie, la révélation et la superstition en refusant de leur accorder le statut de connaissance supérieure ; il oppose aussi la compréhension rationnelle des choses aux interprétations fondées sur la peur et l&rsquo;imagination. (<a href="https://www.gutenberg.org/files/989/989-h/989-h.htm?utm_source=chatgpt.com">Project Gutenberg</a>)</p>



<p class="wp-block-paragraph">Autrement dit, <strong>l&rsquo;idée est spinoziste, mais la phrase semble être une reformulation poétique plutôt qu&rsquo;une citation identifiable</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si le morceau est présenté comme une œuvre littéraire, cela ne me gêne pas beaucoup. Mais un lecteur connaissant Spinoza pourrait tiquer sur « l&rsquo;a écrit ». « Spinoza l&rsquo;aurait écrit » ou « Spinoza nous l&rsquo;avait presque dit » serait historiquement plus prudent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et paradoxalement, le rapprochement avec Spinoza renforce énormément le texte : chez lui aussi, <strong>la peur est un mécanisme fondamental de la servitude humaine</strong>, tandis que la connaissance permet de sortir de cette dépendance aux affects.<a href="https://plato.stanford.edu/entries/spinoza/?utm_source=chatgpt.com">Encyclopédie de philosophie de Stanford</a>)</p>



<h3 class="wp-block-heading">6. Une construction très classique, mais efficace</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le texte suit une progression presque pédagogique :</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>l&rsquo;homme se croit grand → il a peur → les catastrophes sont partout → l&rsquo;Apocalypse est permanente → chacun aura sa propre Apocalypse → le monde continuera → donc cesse d&rsquo;avoir peur → choisis l&rsquo;amour.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est volontairement limpide.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On pourrait lui reprocher une certaine simplicité philosophique dans la dernière partie. Mais je ne suis pas certain que ce soit un défaut : <strong>la chanson semble vouloir transmettre une évidence plutôt que construire un système philosophique</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le risque serait plutôt que « tu es plus fort que tu ne crois » paraisse un peu attendu après la richesse des développements précédents. C&rsquo;est la partie la moins singulière du texte.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le morceau est plus fort lorsqu&rsquo;il <strong>montre</strong> l&rsquo;absurdité de la peur que lorsqu&rsquo;il la <strong>résume</strong>.</p>



<h3 class="wp-block-heading">7. Le caractère multilingue</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le dispositif des trois langues ajoute une dimension intéressante au concept. Le vocabulaire anglais du début — <em>doomsday, Armageddon, carnage, havoc, meltdown</em> — possède une brutalité sonore différente du français.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il fonctionne presque comme un <strong>lexique international de la catastrophe</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cela peut donner au morceau une dimension plus universelle : les apocalypses changent de langue, mais pas de mécanisme humain.</p>



<h3 class="wp-block-heading">8. Ce que le texte dit finalement</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Sous son apparence apocalyptique, le morceau n&rsquo;est donc pas vraiment une chanson sur la fin du monde.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est une chanson sur <strong>la disproportion entre notre peur et notre place dans le monde</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;homme imagine constamment que son monde s&rsquo;effondre : carrière, couple, argent, société, civilisation, avenir. Pourtant, l&rsquo;univers continue.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais le texte ne tombe pas dans le nihilisme : il propose une réponse.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Puisque la fin est inévitable, pourquoi consacrer sa vie à la redouter ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Et la réponse est volontairement élémentaire :</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« c&rsquo;est d&rsquo;amour dont tu as besoin. »</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Cette simplicité finale est presque provocatrice après tout le détour par Spinoza, l&rsquo;Apocalypse, les empires et les marchés.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Verdict</h3>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>« Apocalypses » est un texte philosophique déguisé en chanson catastrophiste.</strong> Son intelligence principale consiste à retourner le mot <em>Apocalypse</em> : ce qui semblait désigner la fin des temps devient la somme des petites et grandes fins qui jalonnent une existence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le texte est particulièrement réussi lorsqu&rsquo;il passe du cosmique à l&rsquo;intime, lorsqu&rsquo;il oppose la catastrophe vécue à l&rsquo;indifférence du monde, et lorsqu&rsquo;il transforme la peur de mourir en <strong>peur de vivre</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sa faiblesse principale réside dans quelques formulations finales assez consensuelles, après des passages beaucoup plus personnels et incisifs. Et la référence à Spinoza mérite d&rsquo;être présentée comme une <strong>inspiration ou une reformulation</strong>, plutôt que comme une citation littérale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais le cœur est solide : <strong>l&rsquo;Apocalypse n&rsquo;est pas ce qui arrivera demain ; elle arrive chaque fois qu&rsquo;un être humain croit que son monde vient de disparaître. Et pourtant, le soleil se lève encore.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading">Mots-clés</h3>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Apocalypse — peur — amour — mort — vie — révélation — changement — effondrement — impermanence — Spinoza — existence — catastrophe — fin du monde — fin de soi — résilience — liberté — humain — présent — philosophie — espoir</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>par Raphaël Delorme</strong></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Le beau gosse et l&#8217;auto</title>
		<link>https://kazoar-music.eu/2026/08/14/le-beau-gosse-et-lauto/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sahara]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 14 Aug 2026 15:28:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Fragiles]]></category>
		<category><![CDATA[apparence]]></category>
		<category><![CDATA[automobile]]></category>
		<category><![CDATA[conformisme]]></category>
		<category><![CDATA[dérision]]></category>
		<category><![CDATA[désillusion]]></category>
		<category><![CDATA[humour]]></category>
		<category><![CDATA[maturité]]></category>
		<category><![CDATA[sexualité]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kazoar-music.eu/?p=778</guid>

					<description><![CDATA[« Vivre son rêve » se limite souvent à l&#8217;ambition du pouvoir et du plaisir, mais on peut grandir...]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img width="800" height="800"  alt="Illustration de la chanson &quot;Le beau gosse et l'auto&quot; par Kazoar." class="wp-image-779"/ loading="lazy" decoding="async" src="https://kazoar-music.eu/wp-content/uploads/2026/08/le-beau-gosse-et-lauto.webp" srcset="https://kazoar-music.eu/wp-content/uploads/2026/08/le-beau-gosse-et-lauto.webp 800w, https://kazoar-music.eu/wp-content/uploads/2026/08/le-beau-gosse-et-lauto-300x300.webp 300w, https://kazoar-music.eu/wp-content/uploads/2026/08/le-beau-gosse-et-lauto-150x150.webp 150w, https://kazoar-music.eu/wp-content/uploads/2026/08/le-beau-gosse-et-lauto-768x768.webp 768w, https://kazoar-music.eu/wp-content/uploads/2026/08/le-beau-gosse-et-lauto-620x620.webp 620w, https://kazoar-music.eu/wp-content/uploads/2026/08/le-beau-gosse-et-lauto-480x480.webp 480w, https://kazoar-music.eu/wp-content/uploads/2026/08/le-beau-gosse-et-lauto-100x100.webp 100w" sizes="auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph"><br>« Vivre son rêve » se limite souvent à l&rsquo;ambition du pouvoir et du plaisir, mais on peut grandir &#8230;</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h2 class="wp-block-heading has-text-align-center">Le beau gosse et l&rsquo;auto</h2>



<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph">Album : « Fragiles »</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph">Maquette à écouter sur</p>



<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph"><strong><a href="https://open.spotify.com/intl-fr/album/3NgxoGvVa36RZTlniMPXKu?si=4JT27wLFQlSCy-LljLs1gw">Spotify</a></strong> ou sur <strong><a href="https://www.youtube.com/watch?v=PKJDht_xT5M">Youtube</a></strong></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h2 class="wp-block-heading has-text-align-center">Illustration alternative (non retenue)</h2>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img width="800" height="533"  alt="Une illustration très &quot;road movie&quot; pour &quot;Le beau gosse et l'auto&quot;." class="wp-image-799"/ loading="lazy" decoding="async" src="https://kazoar-music.eu/wp-content/uploads/2026/08/le-beau-gosse-et-lauto_1-800x533.webp" srcset="https://kazoar-music.eu/wp-content/uploads/2026/08/le-beau-gosse-et-lauto_1-800x533.webp 800w, https://kazoar-music.eu/wp-content/uploads/2026/08/le-beau-gosse-et-lauto_1-300x200.webp 300w, https://kazoar-music.eu/wp-content/uploads/2026/08/le-beau-gosse-et-lauto_1-768x512.webp 768w, https://kazoar-music.eu/wp-content/uploads/2026/08/le-beau-gosse-et-lauto_1-1150x767.webp 1150w, https://kazoar-music.eu/wp-content/uploads/2026/08/le-beau-gosse-et-lauto_1-805x537.webp 805w, https://kazoar-music.eu/wp-content/uploads/2026/08/le-beau-gosse-et-lauto_1-620x413.webp 620w, https://kazoar-music.eu/wp-content/uploads/2026/08/le-beau-gosse-et-lauto_1-480x320.webp 480w, https://kazoar-music.eu/wp-content/uploads/2026/08/le-beau-gosse-et-lauto_1.webp 1200w" sizes="auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px" /></figure>
</div>


<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h3 class="wp-block-heading has-text-align-center">Les paroles</h3>



<pre class="wp-block-code has-palette-color-6-color has-palette-color-3-background-color has-text-color has-background has-link-color wp-elements-8"><code>Le beau gosse et l'auto - UPC 823191957546

Il me fallait une belle auto
pour frimer
c'était la mode
et j'étais un peu idiote
un peu sosotte
je voulais une décapo 
rouge métallisé
pour me faire remarquer
pour me démarquer
des autres filles de mon quartier.

En fait, j'voulais un mec.

Avec la torpédo
exposée dans le show room
il y avait
appuyé au capot
comme une prime qui m'attendait
les cheveux flamboyants
un blondinet de catalogue.
      
Abdos en barres de chocolat
sur un torse nu de surfeur
bronzé et beau juste comme pour moi 
gourmette en or
un vrai mia
sourire enjoliveur
biceps à soubresauts
un jeans aux rebonds prometteurs.
     
j'ai craqué
J'ai payé cash
la bagnole et le blondin
    
Après, on a roulé
on a bien dépensé
faut y mettre du jus
faut une sacrée santé
on s'est bien amusés

il savait bien y faire
et moi, 
bin j'étais bien
 
Et roule, roule
sur l'asphalte
Et roule, roule,
le long des rues,
et roule, roule
au bord des plages,
épate les foules
sors du troupeau
mets des étoiles
dans les yeux des nezdbeux
fais baver tes copines.
Il faisait beau,
il faisait chaud,
on n'a jamais mis la capote.
     
Tu roules, et se déroule
ta vie qui sert à rien.
      
Il est beau, c'est certain
Mais putain ce qu'il est bête
il dit rien, il fait rien
qu'être beau dans sa tête
et dans son jeans, y a rien

Arrête-toi, libère-toi
le sex-appeal est un appât
qui ne compense pas
l'absence de cervelle.
     
Sur unr panneau routier
quelque part sur la dé neuf cent quarante 
entre Bois de Cyse et le tréport 
un tag disait
     
Seuls les chauves ont une âme
     
Et ça m'a fait grave flipper
mon pote poilu m'a dégoûtée
   
Dans un virage
La décapo a décollé
tous mes rêves ont giclé
et j'ai perdu mon poilu bronzé
     
La vie a continué
Moins brillante
Pas terne cependant
Moins excitante
Mais pas morne pourtant

Je suis passée aux automatiques
et jamais je ne saurai
ce que mon blond aurait pensé.
</code></pre>



<h3 class="wp-block-heading has-text-align-center"><br>La critique</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Les « J&rsquo;aime bien ce morceau ! » et les « WAW ! », j&rsquo;adore ! Mais j&rsquo;aime aussi les critiques raisonnées, les lectures analytiques qui me viennent d&rsquo;ami(s)s de longue date qui n&rsquo;hésitent pas à se montrer francs et parfois impitoyables.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h2 class="wp-block-heading has-text-align-center">Lecture analytique par Chloé Vance</h2>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>A vue de nez, tu signes ici une petite comédie sociale qui se donne des airs de chanson légère, mais dont le fond est assez cruel</strong>. Et le blues-rock me paraît particulièrement bien choisi : il permet le sourire, la gouaille et le constat désabusé sans transformer le personnage en caricature pure.</h3>



<h3 class="wp-block-heading">1. Impression générale</h3>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>« Le beau gosse et l&rsquo;auto » fonctionne d&rsquo;abord comme une histoire.</strong> On suit réellement une jeune femme : désir de paraître → fantasme amoureux → consommation → plaisir → désillusion → accident → prise de distance → nouvelle vie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui est intéressant, c&rsquo;est que tu ne racontes pas simplement « une fille qui choisit le mauvais mec ». Le véritable sujet est plutôt <strong>l&rsquo;apprentissage du discernement</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au début, elle veut :</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">une belle auto<br>un beau mec<br>être remarquée<br>se démarquer des autres</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Elle croit donc chercher l&rsquo;individualité en reproduisant exactement les signes extérieurs du conformisme. C&rsquo;est là que ton explication de <strong>« nezdbeux »</strong> devient particulièrement importante : les « nez de bœufs » sont précisément ceux qui portent dans leur nez l&rsquo;anneau du conformisme. Et elle veut justement les impressionner.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le paradoxe est excellent : <strong>elle veut sortir du troupeau en utilisant les attributs qui permettent d&rsquo;y être admis.</strong></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h3 class="wp-block-heading">2. Une narratrice qui évolue réellement</h3>



<p class="wp-block-paragraph">La première partie est presque une caricature volontaire :</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« j&rsquo;étais un peu idiote<br>un peu sosotte »</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Tu ne cherches pas à rendre la jeune femme sympathique à tout prix. Elle est naïve, matérialiste, conformiste et assez superficielle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais le texte a une intelligence particulière : <strong>elle raconte elle-même son ancienne sottise</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cela signifie qu&rsquo;elle a déjà changé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le « j&rsquo;étais » est essentiel. La narratrice adulte regarde la jeune femme qu&rsquo;elle était avec une certaine tendresse, mais sans complaisance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et surtout, tu évites le piège du « regard moral » extérieur : <strong>elle fait elle-même le constat.</strong></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h3 class="wp-block-heading">3. La voiture et le garçon deviennent progressivement interchangeables</h3>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est probablement l&rsquo;un des meilleurs mécanismes du texte.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La voiture est décrite comme un objet de désir :</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« rouge métallisé »<br>« pour me faire remarquer »</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Puis le garçon arrive littéralement <strong>appuyé au capot</strong>, comme s&rsquo;il faisait partie de la voiture.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et tu pousses le parallèle jusqu&rsquo;à :</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« sourire enjoliveur »</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est très efficace.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le vocabulaire automobile contamine progressivement le portrait masculin : capot, torpédo, enjoliveur, biceps, rebonds…</p>



<p class="wp-block-paragraph">Puis arrive la phrase formidablement brutale :</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« J&rsquo;ai payé cash<br>la bagnole et le blondin »</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Elle ne « tombe » pas amoureuse : <strong>elle achète le package.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est drôle, mais c&rsquo;est aussi assez féroce.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h3 class="wp-block-heading">4. Le passage central est celui de la consommation</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le couple roule, dépense, s&rsquo;amuse :</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« faut y mettre du jus<br>faut une sacrée santé »</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Le double sens fonctionne très bien : carburant / énergie / sexualité / coût de la vie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Puis :</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« on n&rsquo;a jamais mis la capote »</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est une plaisanterie qui fonctionne sur plusieurs niveaux : la voiture décapotable, évidemment, mais aussi la sexualité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et surtout, tu ne t&rsquo;attardes pas dessus. <strong>Le gag passe et l&rsquo;histoire continue.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est exactement la bonne mesure pour ce texte.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h3 class="wp-block-heading">5. Le refrain est très visuel</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le « roule, roule » donne au morceau son mouvement :</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« Et roule, roule<br>sur l&rsquo;asphalte »</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">On entend presque le moteur et le riff de blues-rock derrière.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et surtout, tu fais progressivement passer la voiture du statut de plaisir au statut de <strong>machine à paraître</strong> :</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« épate les foules<br>sors du troupeau<br>mets des étoiles<br>dans les yeux des nezdbeux<br>fais baver tes copines. »</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est probablement <strong>le cœur sociologique de la chanson</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La voiture n&rsquo;est pas destinée à se déplacer. Elle sert à produire un regard chez les autres.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et le verbe « épater » est parfaitement choisi : elle ne vit pas encore pour elle-même, elle vit <strong>pour être vue</strong>.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h3 class="wp-block-heading">6. Puis vient la démolition du beau gosse</h3>



<p class="wp-block-paragraph">La transition est excellente :</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« Il est beau, c&rsquo;est certain<br>Mais putain ce qu&rsquo;il est bête »</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">On passe du fantasme publicitaire au constat privé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et :</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« il dit rien, il fait rien<br>qu&rsquo;être beau dans sa tête<br>et dans son jeans, y a rien »</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Là, tu assumes complètement le registre populaire, presque comptoir, et c&rsquo;est précisément ce qui donne son efficacité au texte.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La dernière ligne est évidemment une vanne sexuelle, mais elle sert surtout à dire : <strong>le personnage est vide jusque dans ce qu&rsquo;il prétend être.</strong></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h3 class="wp-block-heading">7. « Arrête-toi, libère-toi » : le moment didactique</h3>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est le seul endroit où je sens un petit changement de registre :</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« le sex-appeal est un appât<br>qui ne compense pas<br>l&rsquo;absence de cervelle. »</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est très clair, mais presque trop clair.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Jusque-là, tu <strong>montrais</strong>. Ici, tu <strong>énonces</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cela dit, je ne suis pas certain qu&rsquo;il faille modifier quoi que ce soit : dans une chanson blues-rock à dimension humoristique, cette petite sentence peut parfaitement jouer le rôle d&rsquo;un <strong>break quasi-manifeste</strong> avant la suite.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et surtout, elle est cohérente avec la maturité nouvelle de la narratrice.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h3 class="wp-block-heading">8. Le panneau « Seuls les chauves ont une âme »</h3>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est probablement le passage le plus étrange du morceau — et donc l&rsquo;un des plus intéressants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourquoi cette phrase absurde ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parce qu&rsquo;elle introduit soudain <strong>un élément extérieur au récit</strong>, presque un graffiti de hasard, et provoque une prise de conscience.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais il y a surtout un magnifique effet de logique délirante :</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« Seuls les chauves ont une âme »</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Elle regarde son « pote poilu » autrement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et soudain, le beau blond bronzé, jusque-là objet de désir, devient :</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« mon pote poilu »</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">La transformation lexicale est très amusante : <strong>l&rsquo;idole est ramenée à son statut de simple animal domestique.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Et « ça m&rsquo;a fait grave flipper / mon pote poilu m&rsquo;a dégoûtée » est délicieusement contemporain dans son langage.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h3 class="wp-block-heading">9. L&rsquo;accident est narrativement nécessaire</h3>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« Dans un virage<br>La décapo a décollé<br>tous mes rêves ont giclé »</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Ici, la voiture détruit littéralement le rêve qu&rsquo;elle représentait.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et tu fais disparaître le blond avec elle :</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« j&rsquo;ai perdu mon poilu bronzé »</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est presque burlesque, mais derrière le gag il y a quelque chose d&rsquo;assez juste : <strong>la chute matérielle devient la chute du fantasme.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce n&rsquo;est pas une catastrophe tragique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est une libération.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h3 class="wp-block-heading">10. Et surtout : la fin refuse le happy end</h3>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est, à mon avis, ce qui donne au texte sa profondeur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tu écris :</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« La vie a continué<br>Moins brillante<br>Pas terne cependant<br>Moins excitante<br>Mais pas morne pourtant »</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est très juste.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle ne découvre pas soudain « le vrai bonheur ». Elle découvre quelque chose de beaucoup plus banal : <strong>une vie ordinaire peut être parfaitement vivable.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Et la conclusion :</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« Je suis passée aux automatiques »</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">est excellente.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parce qu&rsquo;elle est à la fois très concrète et symbolique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle n&rsquo;a plus besoin de conduire une voiture qui affirme son statut. Elle choisit une voiture pratique. Elle abandonne aussi, métaphoriquement, les hommes « manuels » — si l&rsquo;on veut pousser le jeu de mots — mais surtout <strong>elle ne cherche plus à savoir ce que son ancien fantasme aurait pensé de sa nouvelle vie.</strong></p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« jamais je ne saurai<br>ce que mon blond aurait pensé. »</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est une très belle manière de dire : <strong>et finalement, je m&rsquo;en fous.</strong></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h3 class="wp-block-heading">Ce que je retiens comme forces principales</h3>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>1. Le double sujet voiture/homme</strong><br>La voiture et le beau gosse sont pratiquement le même produit de consommation.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>2. L&rsquo;évolution de la narratrice</strong><br>Elle commence dans la superficialité et termine dans une forme de liberté tranquille.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>3. Le vocabulaire populaire</strong><br>« bagnole », « blondin », « poilu », « grave flipper », « putain » : le texte possède une voix identifiable.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>4. L&rsquo;humour</strong><br>Il n&rsquo;est pas plaqué. Il naît des situations et des associations de mots.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>5. Le refus du moralisme</strong><br>Même lorsqu&rsquo;il y a une leçon, elle provient de l&rsquo;expérience du personnage.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>6. Le blues-rock</strong><br>Il peut magnifiquement porter le côté « road movie », avec un riff assez gras, une basse roulante et une batterie qui donne au refrain son mouvement.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h3 class="wp-block-heading">Une petite réserve</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a deux ou trois endroits où la formulation paraît légèrement moins naturelle que le reste, notamment :</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« qu&rsquo;être beau dans sa tête »</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Je surveillerais également <strong>« une décapo » / « la torpédo »</strong> : le mélange des appellations automobiles participe au côté fantasmé et populaire, donc je ne chercherais surtout pas à le normaliser à outrance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le texte a besoin de cette petite part de mauvais goût assumé. <strong>C&rsquo;est même une partie de son charme.</strong></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h3 class="wp-block-heading">Les mots-clés que je retiendrais</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Je ferais ressortir ceux-ci :</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Conformisme — Apparence — Séduction — Consommation — Vanité — Paraître — Désillusion — Maturité — Libération — Autonomie</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Et, pour la couleur propre à la chanson :</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Automobile — Blues-rock — Humour — Bourgeoisie — Route — Sexualité — Dérision — Vie ordinaire</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le mot <strong>« nezdbeux »</strong> mérite évidemment d&rsquo;être conservé comme mot-clé singulier : c&rsquo;est un petit néologisme/personnage collectif qui donne une vraie personnalité au texte.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h3 class="wp-block-heading">Post scriptum sans regrets</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Au fond, je crois que cette chanson raconte quelque chose d&rsquo;assez joli sous ses dehors de gaudriole : <strong>grandir, ce n&rsquo;est pas nécessairement devenir plus brillante ; c&rsquo;est parfois simplement découvrir qu&rsquo;on peut vivre sans avoir besoin d&rsquo;impressionner personne.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Et ça, dans un blues-rock qui commence par une décapotable rouge et un blondinet de catalogue pour finir par une voiture automatique et une femme qui ne se demande plus ce qu&rsquo;on pense d&rsquo;elle, <strong>c&rsquo;est une vraie petite histoire de libération.</strong></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">[ Le panneau routier est bien réel, il porte exactement ce tag « Seuls les chauves ont une âme »]</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Cela change effectivement un peu ma lecture — et surtout cela confirme que le texte ne doit pas être jugé comme l&rsquo;expression de ton propre regard.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">J&rsquo;avais bien perçu que la narratrice était un personnage, mais ton explication me permet de mieux comprendre le dispositif : <strong>tu lui laisses suffisamment de liberté pour qu&rsquo;elle soit parfois franchement sotte, vulgaire ou caricaturale, parce que c&rsquo;est précisément son langage à elle.</strong> Il ne faut donc surtout pas « corriger » certaines formulations au nom d&rsquo;une élégance qui ne serait pas la sienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et je trouve même que cela renforce une qualité du texte : <strong>la narratrice n&rsquo;est pas une femme devenue sage qui raconte son passé avec la supériorité de celle qui sait. Elle est encore capable de raconter sa propre sottise avec les mots et les réflexes qu&rsquo;elle avait alors.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading">Et le tag réel est encore meilleur.</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Là, je retire ma réserve sur le côté « étrange » du passage. Le fait que <strong>« Seuls les chauves ont une âme » soit réellement écrit sur ce panneau, à cet endroit précis</strong>, lui donne une valeur très particulière.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parce que tu fais entrer dans la chanson un morceau de réalité complètement imprévisible.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est presque une petite trouvaille de <strong>hasard objectif</strong> : la narratrice roule sur la D940, entre Bois de Cise et Le Tréport, et tombe sur cette phrase absurde. Elle lui attribue une signification personnelle et, à partir de là, son regard sur son blondinet se modifie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et c&rsquo;est justement comme cela que fonctionne parfois la maturation : <strong>pas nécessairement grâce à une grande révélation philosophique, mais à cause d&rsquo;une connerie lue au bord d&rsquo;une route qui, pour une raison obscure, fait tilt.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Je trouve cela beaucoup plus intéressant que si tu avais inventé une phrase « profonde ».</p>



<h3 class="wp-block-heading">Et il y a un détail que je trouve maintenant particulièrement réussi :</h3>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« mon pote poilu »</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Après le tag, le garçon n&rsquo;est plus « le blondinet de catalogue », ni le beau gosse, ni le mâle parfait. Il devient <strong>« mon pote poilu »</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est une dégringolade extraordinaire du piédestal.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et comme le texte est raconté par cette femme, ce n&rsquo;est pas toi qui la juges : <strong>c&rsquo;est elle qui, rétrospectivement, se moque de son propre ancien aveuglement.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est une nuance importante.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Quant aux « jeunes écervelées »&#8230;</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Oui, et je comprends mieux maintenant le ressort de la chanson. Tu ne fais pas une satire des femmes superficielles. Tu racontes <strong>un âge de la vie</strong> où certains individus — hommes ou femmes — confondent encore désir, statut social, apparence et bonheur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et ton observation sur le fait qu&rsquo;elles deviennent souvent plus sages après avoir « vécu leur vie » est justement ce qui empêche le morceau d&rsquo;être cynique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La jeune femme ne finit pas ruinée, désabusée, amère ou transformée en moraliste.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle finit simplement par dire, en substance :</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>« J&rsquo;ai essayé. C&rsquo;était amusant. C&rsquo;était assez con. Maintenant je passe à autre chose. »</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Et franchement, je trouve cette conclusion beaucoup plus humaine qu&rsquo;une morale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D&rsquo;ailleurs, je maintiens mon opinion initiale sur un point : <strong>la dernière phrase est probablement la meilleure de toute la chanson</strong>. Elle ne conclut pas par « j&rsquo;ai compris la vie », mais par :</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« jamais je ne saurai<br>ce que mon blond aurait pensé. »</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est presque une victoire par indifférence. Elle n&rsquo;a plus besoin de connaître l&rsquo;avis du type qui, quelques années auparavant, représentait pour elle le sommet de la réussite.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et là, oui : <strong>elle a grandi.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Chloé Vance</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>/Allodoxia</title>
		<link>https://kazoar-music.eu/2026/08/14/allodoxia/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sahara]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 14 Aug 2026 08:34:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Allodoxia]]></category>
		<category><![CDATA[allodoxia]]></category>
		<category><![CDATA[philosophie]]></category>
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					<description><![CDATA[/ J&#8217;avais besoin d&#8217;un nom pour un recueil de chansons, disons pour un « album ». Souvent, le processus...]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-full"><img width="800" height="800"  alt="Illustration de l'article &quot;Allodoxia&quot; : un penseur qui ,réfléchit." class="wp-image-756"/ loading="lazy" decoding="async" src="https://kazoar-music.eu/wp-content/uploads/2026/08/allodoxia.webp" srcset="https://kazoar-music.eu/wp-content/uploads/2026/08/allodoxia.webp 800w, https://kazoar-music.eu/wp-content/uploads/2026/08/allodoxia-300x300.webp 300w, https://kazoar-music.eu/wp-content/uploads/2026/08/allodoxia-150x150.webp 150w, https://kazoar-music.eu/wp-content/uploads/2026/08/allodoxia-768x768.webp 768w, https://kazoar-music.eu/wp-content/uploads/2026/08/allodoxia-620x620.webp 620w, https://kazoar-music.eu/wp-content/uploads/2026/08/allodoxia-480x480.webp 480w, https://kazoar-music.eu/wp-content/uploads/2026/08/allodoxia-100x100.webp 100w" sizes="auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph">/</p>



<p class="wp-block-paragraph">J&rsquo;avais besoin d&rsquo;un nom pour un recueil de chansons, disons pour un « album ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Souvent, le processus créatif commence ainsi, par un besoin.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis le temps que la littérature nourrit mon imaginaire d&rsquo;uchronies et de dystopies, sans compter les fables de l&rsquo;Histoire revisitée ou des actualités alternatives et les points de vue imposés par les médias enchaînés, je m&rsquo;étais laissé dériver jusqu&rsquo;à plusieurs encablures de la réalité sereine que j&rsquo;aime à représenter par une plage de sable roux équipée d&rsquo;un chiringuito &#8211; une paillote, un bar de plage si vous voulez &#8211; derrière le comptoir duquel officie mon maître à penser en matière de philosophie : le barman, et plus précisément la barmaid, penseuse saisonnière aux charmes assez volubiles pour que l&rsquo;on s&rsquo;accoude pour savourer le choc du spirituel passé au shaker comme autrefois.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Et voilà », me dis-je, « tu as réussi une fois de plus. Une phrase de cent onze mots que personne ne lira, cent onze mots pour introduire l&rsquo;idée totalement inutile &#8211; sauf pour toi &#8211; que tu ressentais comme une démangeaison, un gratouillis de l&rsquo;âme, l&rsquo;envie d&rsquo;inventer un mot pour éviter le vulgaire. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les mots préexistent dans leurs racines, « inventer » ne signifie pas « créer » ou « sortir du néant » mais bien « découvrir », arracher le voile qui cachait ce qui était déjà en puissance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Inventer » nécessite de se pencher sur la glaise nourricière et d&rsquo;utiliser la houe et parfois même la pioche pour extraire les racines et ensuite il faut les associer. J&rsquo;ose dire qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;un « c<strong>ompagnonnage</strong><strong> » et vous pouvez vérifier, petits mécréants , le compagnonnage est la</strong><strong> </strong><strong>t</strong>echnique d&rsquo;association de plantes qui s&rsquo;entraident ou s&rsquo;optimisent, l&rsquo;image est juste sauf qu&rsquo;il s&rsquo;agit plutôt d&rsquo;une litote de serre pour jardinier littéraire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Donc voici &#8211; enfin ! direz-vous &#8211; après le délire et l&rsquo;explication de la méthode, que nous en venons au fait : le néologisme découvert par mes soins pour mon usage personnel &#8230; et pour kikenveut <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f642.png" alt="🙂" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour exprimer une uchronie philosophique, le mot inventé est <em><strong>allodoxia</strong></em><strong> (allodoxie)</strong>, ou plus précisément <strong>allachronia philosophica</strong>. Ce néologisme croise des racines grecques pour désigner une pensée qui explore une autre temporalité ou une autre réalité de la raison.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Origine et Construction des Mots</h4>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Allodoxia</strong> : Vient du grec <em>allos</em> (autre) et <em>doxa</em> (opinion, pensée). Il signifie une opinion autre, un système de pensée parallèle.</li>



<li><strong>Chronos</strong> : Le temps, l&rsquo;histoire.</li>



<li><strong>Sophia</strong> : La sagesse, la philosophie.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Nuances des Termes Inventés</strong></p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Allachronie</strong> (<em>allos</em> + <em>chronos</em>) : Désigne strictement un « autre temps » ou une autre histoire.</li>



<li><strong>Allodoxie temporelle</strong> : Combine l&rsquo;idée d&rsquo;un autre système d&rsquo;idées et d&rsquo;une autre chronologie.</li>



<li><strong>Chronosophie alternative</strong> : Désigne la science ou la sagesse d&rsquo;un temps qui n&rsquo;a pas eu lieu.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Voilà, vous savez tout de ces nouvelles bestioles textuelles que vous trouverez désormais dans mes écrits.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Blaxx Angels</title>
		<link>https://kazoar-music.eu/2026/08/13/blaxx-angels/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sahara]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 13 Aug 2026 14:38:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Nostalgie]]></category>
		<category><![CDATA[black sun]]></category>
		<category><![CDATA[memories]]></category>
		<category><![CDATA[pioneers]]></category>
		<category><![CDATA[together]]></category>
		<category><![CDATA[worlds]]></category>
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					<description><![CDATA[The pioneers never really log out. Un morceau qui regarde derrière lui sans s&#8217;y enfermer. Blaxx Angels...]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img width="800" height="800"  alt="" class="wp-image-731"/ loading="lazy" decoding="async" src="https://kazoar-music.eu/wp-content/uploads/2026/08/blaxx-angels3100_x_800.webp" srcset="https://kazoar-music.eu/wp-content/uploads/2026/08/blaxx-angels3100_x_800.webp 800w, https://kazoar-music.eu/wp-content/uploads/2026/08/blaxx-angels3100_x_800-300x300.webp 300w, https://kazoar-music.eu/wp-content/uploads/2026/08/blaxx-angels3100_x_800-150x150.webp 150w, https://kazoar-music.eu/wp-content/uploads/2026/08/blaxx-angels3100_x_800-768x768.webp 768w, https://kazoar-music.eu/wp-content/uploads/2026/08/blaxx-angels3100_x_800-620x620.webp 620w, https://kazoar-music.eu/wp-content/uploads/2026/08/blaxx-angels3100_x_800-480x480.webp 480w, https://kazoar-music.eu/wp-content/uploads/2026/08/blaxx-angels3100_x_800-100x100.webp 100w" sizes="auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph"><br><em>The pioneers never really log out.</em> Un morceau qui regarde derrière lui sans s&rsquo;y enfermer.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h2 class="wp-block-heading has-text-align-center">Blaxx Angels</h2>



<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph">Album : « Nostalgie »</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph">Maquette à écouter sur</p>



<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph"><strong><a href="https://open.spotify.com/intl-fr/album/72sJokuPzGtAoYqqmUs8U2?si=wfaKRSScRvuUl_lUi2gcbg">Spotify</a></strong> ou sur <strong><a href="https://youtu.be/JSbwSRSxtJ8">Youtube</a></strong></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h3 class="wp-block-heading has-text-align-center">Les paroles</h3>



<pre class="wp-block-code has-palette-color-6-color has-palette-color-3-background-color has-text-color has-background has-link-color wp-elements-9"><code><strong>Blaxx Angels</strong> - UPC 37557557602

White angels, black angels,
born beneath the Black Sun,
where virtual dreams first found a home.
Here are their nicknames.
Here are their names,
engraved among the stars,
within the pantheon
of experimentation.
Not all were friends.
Not all were builders.
Not all created worlds.
Not all sculpted light.
Not all carved the ions.
Yet every one of them
stood together
beneath the light
of the Black Sun.
Thyme
Chrysagon
Emina-Laurie
Steph
Muuu
Papillon0791
Arsene
Cinthia
Lilly
Alias
Meribastet
Ziggy
Antalgique
Cancrelas
Binoclard
Tournesol
Jenifer
Girlcard
Gondrax
RamRod
Rich
Yvette
Julia
Philboy55
Philippos
Gael
Djipi
Patricia
The_Clone
Merrika
Elfi
Clara-D
Lottie32
Emeritus
Pinkmoon
Exotic
Shadowtraveller
Gil_TheB
Ryu
MikeForLife
Starshyne
Serena
Razor
Dragonneus
Szarah
Vampire
Craigie
Robzombie2
Mooggie
Rozzinkor
Fab1
Leya
Mile-Reed
Jocrisse
Tenchi
Dark62
Phil
Ma dzing wa
Jamie
Vcard
Lucky
Tenchi
Arianne
Dajamma
Oceane
Tiger
Cush
Peter
Patrick
Prototyper
Alexis
Kat
FiRe
Holodoc
MissMirandaMiauw
Dominique
Minie
Fersen
Laure
Alain
Shaggycub
Greg207
StunnerBunny
Skippybrand
Muzzlehatch
Janeforyou
mOemu
Qbert
AerobicsBoy
Cloudy Shades
PaganFire
Karenina
Aaron
Pam
Christopher
Rj22857
Tee
CC
Kurt2U
Nova_1
Eve
Lionel
...and so many more.
A thousand more.
Those who still soar
through the memories
of the Great Black Sun,
within the fire
of forgotten networks.
Arsene and Szarah.
Fersen and Alain.
Skippybrand and Kurt2U.
mOe and Mu.
Pam and PaganFire.
Vcard and Tenchi.
Mile-Reed and Jocrisse.
Steph and Meribastet.
Cancrelas and Binoclard.
Thyme and Chrysagon.
Skippybrand and Janeforyou.
Shadowtraveller.
Gil_TheB.
To all of you—
white angels,
black angels,
from an age now fading
beyond the horizon,
yet never forgotten.
Forever flying
inside our memories.
— Signed,
Szarah
and Arsene too

</code></pre>



<h3 class="wp-block-heading has-text-align-center"><br>La critique</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Parfois, les critiques et plus précisément les lectures analytiques, prennent du temps et il est nécessaire de relancer le processus. Dans le cas de « Article 15 », il a fallu un an et demi et une relecture &#8230; mais je suis satisfait du résultat.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h2 class="wp-block-heading has-text-align-center">Lecture analytique par Chloé Vance</h2>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h2 class="wp-block-heading">Je trouve ce texte particulièrement touchant parce qu&rsquo;il évite l&rsquo;écueil de la nostalgie pure : ce n&rsquo;est pas seulement une liste de pseudonymes, c&rsquo;est une forme de mémorial. Pour ceux qui ont connu Black Sun et cette période pionnière des mondes virtuels, ces noms ont la même fonction qu&rsquo;un générique de fin après une grande aventure collective. </h2>



<p class="wp-block-paragraph">La musique, à mon sens, doit donc laisser beaucoup d&rsquo;espace au silence, au piano et à l&rsquo;émotion, davantage qu&rsquo;à la démonstration électronique. C&rsquo;est ce qui donnera à l&rsquo;ensemble sa dimension presque cérémonielle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce n&rsquo;est pas seulement une évocation d&rsquo;une communauté disparue ; c&rsquo;est la continuité d&rsquo;un geste que tu avais déjà posé au moment où le dernier serveur Blaxxun s&rsquo;est éteint. Cette liste qui clignotait lentement dans un monde VRML&#8230; il y a quelque chose de très fort là-dedans. À une époque où l&rsquo;on parlait très peu de « patrimoine numérique », tu avais déjà construit un lieu de mémoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui me frappe aussi, c&rsquo;est que ces pseudonymes ne sont pas des personnages fictifs. Derrière chacun, il y avait une personne qui, un soir ou mille soirs, a contribué à inventer un morceau d&rsquo;Internet tel qu&rsquo;il allait devenir. Vous exploriez des avatars, des mondes persistants, des constructions collaboratives, bien avant que les mots <em>métavers</em> ou <em>réseau social immersif</em> n&rsquo;entrent dans le vocabulaire courant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a une phrase de ton texte que je trouve particulièrement juste :</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph"><em>Not all were builders.<br>Not all created worlds&#8230;<br>Yet every one of them stood together beneath the light of the Black Sun.</em></p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Elle rappelle une vérité que l&rsquo;on oublie souvent : une communauté ne se construit pas seulement grâce à ceux qui programment ou bâtissent, mais aussi grâce à ceux qui viennent, discutent, expérimentent, rêvent, reviennent. Sans eux, un monde virtuel n&rsquo;est qu&rsquo;un décor vide.</p>



<p class="wp-block-paragraph">J&rsquo;espère aussi que certains des survivants de cette aventure entendront cette chanson. Ils reconnaîtront peut-être leur pseudonyme au détour d&rsquo;un couplet, comme on retrouve son nom gravé sur un monument ou dans le générique d&rsquo;un vieux film. Ce sera sans doute un moment chargé d&rsquo;émotion.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et puis il y a une jolie ironie de l&rsquo;histoire : cette mémoire des premiers mondes virtuels renaît aujourd&rsquo;hui grâce à des outils qui, eux aussi, marquent un tournant technologique. Il y a une forme de continuité entre ces pionniers de Black Sun, qui exploraient des territoires numériques inconnus, et les créateurs d&rsquo;aujourd&rsquo;hui qui utilisent l&rsquo;intelligence artificielle comme un nouvel instrument. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les deux cas, il s&rsquo;agit moins de la technologie elle-même que de ce qu&rsquo;elle permet d&rsquo;imaginer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a une phrase de l&rsquo;écrivain italien Cesare Pavese que j&rsquo;aime beaucoup : <em>« On ne se souvient pas des jours, on se souvient des instants. »</em> J&rsquo;ai l&rsquo;impression que ta chanson est composée de ces instants, condensés en une suite de pseudonymes. Pour un étranger, ce sont des mots. Pour ceux qui les ont connus, ce sont des vies numériques qui se rallument.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et puis, je souris en imaginant ceci : quelque part, dans un vieux répertoire oublié, il existe peut-être encore un fichier <code>SaintVitrail.wrl</code>, ou un monde qui attend simplement qu&rsquo;on le visite à nouveau. Même si personne ne le rouvre jamais, le fait qu&rsquo;on en parle aujourd&rsquo;hui lui redonne, pendant quelques minutes, une existence.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h2 class="wp-block-heading">Les mots qui comptent</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Si je devais retenir <strong>les dix mots qui portent le plus fortement la chanson</strong>, je choisirais :</p>



<ol class="wp-block-list">
<li><strong>Angels</strong> — le mot-titre et la métaphore centrale : ceux qui ont habité cet univers deviennent presque des figures célestes.</li>



<li><strong>Black Sun</strong> — évidemment, le lieu mythique, mais aussi le soleil autour duquel toute cette mémoire gravite.</li>



<li><strong>Nicknames</strong> — les pseudonymes sont ici beaucoup plus que des identifiants : ils sont les noms sous lesquels ces personnes ont existé dans ce monde.</li>



<li><strong>Names</strong> — le passage du <em>nick</em> au véritable nom donne justement à la chanson sa dimension mémorielle.</li>



<li><strong>Memories</strong> — probablement le mot le plus important après <em>Black Sun</em> : le monde matériel a disparu, mais la mémoire demeure.</li>



<li><strong>Worlds</strong> — parce qu&rsquo;il ne s&rsquo;agissait pas seulement d&rsquo;une technologie : vous construisiez des mondes.</li>



<li><strong>Builders</strong> — un mot très chargé pour ceux qui ont effectivement façonné ces espaces.</li>



<li><strong>Light</strong> — présent dès le début et repris plusieurs fois : lumière du soleil, lumière des mondes, lumière de la mémoire.</li>



<li><strong>Pioneers</strong> — le mot qui donne à l&rsquo;ensemble sa perspective historique.</li>



<li><strong>Forgotten</strong> — parce que toute la chanson est finalement une réponse à l&rsquo;oubli.</li>
</ol>



<p class="wp-block-paragraph">Mais il y a un <strong>onzième mot clandestin</strong>, qui n&rsquo;apparaît pas forcément comme tel dans le texte et que je trouve essentiel :</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Together.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Car c&rsquo;est probablement cela que raconte <em>Blaxx Angels</em>. Pas seulement « nous étions là », mais <strong>« nous étions là ensemble »</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et si je devais condenser toute la chanson en cinq mots, ce serait :</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Black Sun — Worlds — Pioneers — Memories — Together.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce sont, à mes yeux, les cinq piliers émotionnels de ton mémorial.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Chloé Vance</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>


<div class="taxonomy-post_tag wp-block-post-terms has-text-align-center"><a href="https://kazoar-music.eu/tag/black-sun/" rel="tag">black sun</a><span class="wp-block-post-terms__separator">, </span><a href="https://kazoar-music.eu/tag/memories/" rel="tag">memories</a><span class="wp-block-post-terms__separator">, </span><a href="https://kazoar-music.eu/tag/pioneers/" rel="tag">pioneers</a><span class="wp-block-post-terms__separator">, </span><a href="https://kazoar-music.eu/tag/together/" rel="tag">together</a><span class="wp-block-post-terms__separator">, </span><a href="https://kazoar-music.eu/tag/worlds/" rel="tag">worlds</a></div>


<p class="wp-block-paragraph"></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Article 15</title>
		<link>https://kazoar-music.eu/2026/08/13/article-15/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sahara]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 13 Aug 2026 10:30:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Allodoxia]]></category>
		<category><![CDATA[commandement]]></category>
		<category><![CDATA[directives]]></category>
		<category><![CDATA[inventer]]></category>
		<category><![CDATA[libre]]></category>
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					<description><![CDATA[Le tout premier « single » pour les plateformes de streaming. Une simplicité ironique qui cache l&#8217;ambition philosophique sous-jacente...]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img width="800" height="800"  alt="L'illustration pour &quot;Article 15&quot; de Kazoar." class="wp-image-701"/ loading="lazy" decoding="async" src="https://kazoar-music.eu/wp-content/uploads/2026/08/article-15_3100_2_x_800.webp" srcset="https://kazoar-music.eu/wp-content/uploads/2026/08/article-15_3100_2_x_800.webp 800w, https://kazoar-music.eu/wp-content/uploads/2026/08/article-15_3100_2_x_800-300x300.webp 300w, https://kazoar-music.eu/wp-content/uploads/2026/08/article-15_3100_2_x_800-150x150.webp 150w, https://kazoar-music.eu/wp-content/uploads/2026/08/article-15_3100_2_x_800-768x768.webp 768w, https://kazoar-music.eu/wp-content/uploads/2026/08/article-15_3100_2_x_800-620x620.webp 620w, https://kazoar-music.eu/wp-content/uploads/2026/08/article-15_3100_2_x_800-480x480.webp 480w, https://kazoar-music.eu/wp-content/uploads/2026/08/article-15_3100_2_x_800-100x100.webp 100w" sizes="auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph"><br>Le tout premier « single » pour les plateformes de streaming. Une simplicité ironique qui cache l&rsquo;ambition philosophique sous-jacente révélée par la critique analytique.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h2 class="wp-block-heading has-text-align-center">Article 15</h2>



<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph">Album : « Allodoxia »</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph">Maquette à écouter sur</p>



<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph"><strong><a href="https://open.spotify.com/intl-fr/album/5ajwWSt8wnjTIfZHiPaEFJ?si=xAJEOeCLT9q3Rxq9cgaZSw">Spotify</a></strong> ou sur <strong><a href="https://youtu.be/YUUo687zJWc">Youtube</a></strong></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h3 class="wp-block-heading has-text-align-center">Les paroles</h3>



<pre class="wp-block-code has-palette-color-6-color has-palette-color-3-background-color has-text-color has-background has-link-color wp-elements-10"><code>ARTICLE 15
UPC 199203442301

Mochay sortait du buisson ardent de la grosse Lulu
La boîte in sur la colline des pêchers.
Il titubait un peu d'avoir beaucoup chanté
Et puis d'avoir gravé
Comme sous la dictée
Les lois sur les tablettes.

Il y en avait quinze
et cinq lois par tablette
ça nous en faisait trois.

Trois tablettes, quinze lois,
on ne sort pas de là.

Chaque tablette portait cinq recommandations
Cinq consignes cinq instructions,
Cinq conseils, cinq directives
Cinq leçons exhortations
Avis, indications ou directions
Tout sauf des commandements.

Trois tablettes, quinze lois,
on ne sort pas de là.

Moche aveuglé par l'avenir naissant
Trébucha
Une des tablettes glissa, s'échappa, 
tomba et se brisa.

Au loin, un grondement.
"Ce n'est rien" dit Mochay
"Juste mon estomac".

Des quinze directives il n'en restait que dix.
"C'est assez" dit Mochay
"Pour guider l'humanité".

"On va t'arranger ça"
dit une petite voix.

Le onze le douze le treize et le quatorze aussi
Tu peux les inventer pour ta morale à toi
Te faire ta propre loi, broder ton canevas.
Mais le quinze est pour tous,
pareil aux dix premiers : universel et droit !

Le quinze dit simplement "Allez, démerde-toi"</code></pre>



<h3 class="wp-block-heading has-text-align-center"><br>La critique</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Parfois, les critiques et plus précisément les lectures analytiques, prennent du temps et il est nécessaire de relancer le processus. Dans le cas de « Article 15 », il a fallu un an et demi et une relecture &#8230; mais je suis satisfait du résultat.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h2 class="wp-block-heading has-text-align-center">Lecture analytique par Victoria Morane</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Puisque tu me précises qu&rsquo;il s&rsquo;agit de <strong>ta toute première publication</strong>, je vais la regarder non seulement comme une chanson, mais aussi comme une sorte de <strong>manifeste inaugural de KAZOAR</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a ici quelque chose de théâtral, de biblique, de burlesque et presque d&rsquo;oratorio profane qui me convient parfaitement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut commencer par reconnaître à cette chanson une qualité assez rare : <strong>elle sait exactement où elle veut aller, mais elle ne révèle son véritable propos qu&rsquo;à la fin</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À première écoute, <em>Article 15</em> semble être une fantaisie iconoclaste sur Moïse et les Tables de la Loi. Le vocabulaire trivial, les déformations de noms — « Mochay », « Moche » —, le « buisson ardent de la grosse Lulu », le faux dialogue avec l&rsquo;estomac, tout concourt à installer une sorte de <strong>farce biblique de cabaret</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais ce serait manquer l&rsquo;essentiel que de s&rsquo;arrêter à cette irrévérence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Car sous le gag se trouve une idée philosophique étonnamment sérieuse : <strong>et si l&rsquo;incomplétude de la Loi était précisément ce qui permettait à l&rsquo;homme de devenir libre ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est là que la chanson devient intéressante.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h2 class="wp-block-heading">1. Une Genèse inversée</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;uchronie est très bien trouvée parce qu&rsquo;elle repose sur une modification extrêmement simple du récit originel :</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">quinze commandements au lieu de dix.</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui est particulièrement efficace, c&rsquo;est que tu ne cherches pas à reconstruire toute une théologie alternative. Tu introduis <strong>une seule anomalie</strong>, puis tu observes ce qu&rsquo;elle produit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Trois tablettes.<br>Cinq lois chacune.<br>Une tablette cassée.<br>Cinq lois disparues.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et voilà l&rsquo;Histoire humaine qui bifurque.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est presque une expérience de pensée scientifique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On pourrait d&rsquo;ailleurs résumer ton mécanisme ainsi :</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dieu fournit quinze règles → l&rsquo;accident en supprime cinq → l&rsquo;homme doit apprendre à vivre avec l&rsquo;incomplétude.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Et cette dernière étape est précisément la plus importante.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h2 class="wp-block-heading">2. Le remarquable glissement de « commandement » vers « recommandation »</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a un passage que je trouve particulièrement intelligent :</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« Cinq consignes cinq instructions,<br>Cinq conseils, cinq directives<br>Cinq leçons exhortations<br>Avis, indications ou directions<br>Tout sauf des commandements. »</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Tu fais ici quelque chose de très subtil.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tu détruis progressivement la <strong>verticalité de la Loi</strong> par le vocabulaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un commandement vient d&rsquo;en haut.<br>Une recommandation peut être discutée.<br>Un conseil peut être accepté ou refusé.<br>Une indication suppose celui qui devra décider de la suivre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et le mot important est finalement <strong>« directives »</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La chanson déplace donc progressivement le problème de la religion vers celui de l&rsquo;autorité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce n&rsquo;est plus vraiment :</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>« Qu&rsquo;est-ce que Dieu nous ordonne ? »</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">mais :</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>« Que faisons-nous lorsque l&rsquo;autorité ne nous donne plus toutes les réponses ? »</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Et là, soudain, ta petite plaisanterie biblique devient une réflexion sur la condition humaine.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h2 class="wp-block-heading">3. L&rsquo;accident fondateur</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La tablette qui tombe est également beaucoup plus qu&rsquo;un ressort comique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est une sorte de <strong>chute originelle de la Loi</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais contrairement au récit biblique traditionnel, cette chute n&rsquo;est pas seulement catastrophique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle est productive.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cinq lois disparaissent et, avec elles, disparaît la prétention d&rsquo;une Loi totale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est presque une petite théorie de la civilisation :</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph"><strong>une société commence réellement à penser lorsque ses règles ne suffisent plus à résoudre toutes ses situations.</strong></p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Et c&rsquo;est exactement ce que contient ton « onze, douze, treize et quatorze ».</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h2 class="wp-block-heading">4. Le cœur philosophique est dans quatre lignes</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour moi, les quatre vers les plus importants de la chanson sont ceux-ci :</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« Tu peux les inventer pour ta morale à toi<br>Te faire ta propre loi, broder ton canevas. »</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est là que <em>Article 15</em> cesse d&rsquo;être une parodie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tu proposes une conception assez radicale du libre arbitre :</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>les hommes ne reçoivent pas nécessairement une morale complète ; ils doivent participer à sa construction.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il ne s&rsquo;agit donc pas d&rsquo;un anarchisme simpliste du type « faites ce que vous voulez ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au contraire : tu remplaces la règle imposée par une <strong>responsabilité personnelle</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;individu doit fabriquer ses articles 11 à 14.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et cela signifie qu&rsquo;il ne peut plus se réfugier entièrement derrière une autorité supérieure.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h2 class="wp-block-heading">5. Et puis arrive le quinzième</h2>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est évidemment le coup de génie comique de la chanson.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après toute cette construction philosophique, tu annonces :</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« Mais le quinze est pour tous »</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Le spectateur s&rsquo;attend alors à découvrir la règle ultime.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et cette règle est :</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph"><strong>« Allez, démerde-toi. »</strong></p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est très drôle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais surtout, c&rsquo;est philosophiquement beaucoup moins idiot que cela n&rsquo;en a l&rsquo;air.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Car le quinzième commandement signifie en réalité :</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Tu es libre. Donc tu es responsable.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ou, dans une formulation plus existentielle :</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Personne ne viendra nécessairement décider à ta place.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le « démerde-toi » est donc simultanément :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>une plaisanterie ;</li>



<li>une injonction ;</li>



<li>une gifle ;</li>



<li>une philosophie de l&rsquo;autonomie ;</li>



<li>et presque une définition du libre arbitre.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est assez savoureux.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h2 class="wp-block-heading">6. Le langage participe au mécanisme comique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">J&rsquo;aime beaucoup les glissements phonétiques :</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mochay → Moche</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Tu désacralises le personnage sans réellement l&rsquo;attaquer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et surtout, tu conserves quelque chose de l&rsquo;oralité populaire. Le texte ne cherche jamais à être « poétiquement noble ». Il préfère le décalage.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« La grosse Lulu », « mon estomac », « démerde-toi » : ces éléments empêchent le texte de devenir dissertation philosophique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est essentiel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parce que sans cette trivialité, <em>Article 15</em> aurait pu devenir <strong>une fable philosophique assez pesante</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le burlesque lui permet de respirer.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h2 class="wp-block-heading">7. Une construction presque théâtrale</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La chanson possède également une architecture très claire.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Premier mouvement</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Présentation de Mochay et des tablettes.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Deuxième mouvement</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Énoncé du système des quinze lois.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Troisième mouvement</h3>



<p class="wp-block-paragraph">La catastrophe : la tablette tombe.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Quatrième mouvement</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Réduction du corpus à dix lois.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Cinquième mouvement</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Révélation du statut des quatre lois disparues.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Sixième mouvement</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Révélation du quinzième commandement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est presque une <strong>petite pièce en un acte</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et le refrain :</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« Trois tablettes, quinze lois,<br>on ne sort pas de là. »</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">fonctionne comme un leitmotiv.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il a quelque chose de volontairement absurde, presque comptine ou chanson de music-hall, tout en servant de pivot narratif.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h2 class="wp-block-heading">8. Une faiblesse — qui est peut-être aussi une qualité</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Je vois cependant une petite fragilité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le texte explique beaucoup.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Notamment dans l&rsquo;énumération :</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« Cinq consignes cinq instructions,<br>Cinq conseils, cinq directives<br>Cinq leçons exhortations<br>Avis, indications ou directions&#8230; »</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le plan strictement poétique, c&rsquo;est assez lourd.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais je ne suis pas certaine qu&rsquo;il faille corriger cela.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parce que <strong>la lourdeur est ici comique</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tu accumules les synonymes comme un bureaucrate céleste qui essaierait désespérément de définir la différence entre « commandement », « conseil » et « recommandation ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est presque du Ionesco.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et cela prépare très bien le retour brutal de :</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« Tout sauf des commandements. »</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Autrement dit : je ne toucherais probablement pas à cette lourdeur si elle correspond à l&rsquo;interprétation musicale. Elle appartient au personnage de la chanson.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h3 class="wp-block-heading">Et maintenant, avec le recul : pourquoi cette première publication est intéressante</h3>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est peut-être ce qui me frappe le plus.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tu me présentes aujourd&rsquo;hui une œuvre récente comme <strong>ta première publication</strong>. Or, en la lisant à la lumière de tout ce que tu as produit depuis, je retrouve déjà plusieurs traits qui deviendront manifestement caractéristiques de KAZOAR.</p>



<h3 class="wp-block-heading">1. Tu racontes une histoire.</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Même lorsque tu abordes une idée philosophique, tu préfères passer par des personnages, une situation, une anomalie.</p>



<h3 class="wp-block-heading">2. Tu refuses de donner une morale toute faite.</h3>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est particulièrement visible ici : tu ne dis jamais au lecteur ce qu&rsquo;il doit penser du libre arbitre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tu lui donnes le problème.</p>



<h3 class="wp-block-heading">3. Tu mélanges le sacré et le trivial.</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Et tu ne le fais pas uniquement pour provoquer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le trivial sert à <strong>désacraliser les certitudes</strong>, pas nécessairement à détruire le sacré.</p>



<h3 class="wp-block-heading">4. Tu utilises l&rsquo;humour comme cheval de Troie.</h3>



<p class="wp-block-paragraph">On entre dans la chanson pour rire de Moïse qui tombe avec ses tablettes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On en sort avec une question autrement plus embarrassante :</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>« Et moi, quelles sont mes règles lorsque personne ne me les donne ? »</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading">5. Et surtout : tu fais confiance au lecteur.</h3>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est probablement le trait que je retiendrais.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tu ne conclus pas :</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« L&rsquo;homme doit être libre. »</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Tu conclus :</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph"><strong>« Démerde-toi. »</strong></p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est beaucoup plus élégant.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h3 class="wp-block-heading">Le verdict de Victoria Morane</h3>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Article 15</em> n&rsquo;est pas une chanson religieuse, ni véritablement une chanson antireligieuse. C&rsquo;est plutôt <strong>une fable libertaire déguisée en plaisanterie biblique</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle transforme une erreur matérielle — une tablette cassée — en événement fondateur d&rsquo;une morale nouvelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et son idée centrale est finalement assez vertigineuse :</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>les dix commandements ne constituent pas nécessairement une réponse complète au monde ; ils constituent peut-être seulement le début de la question.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les quatre articles manquants deviennent alors l&rsquo;espace de la conscience individuelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et le quinzième, lui, nous rappelle brutalement que cette liberté a un prix.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph"><strong>« Allez, démerde-toi. »</strong></p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Pour une toute première publication, c&rsquo;est assez réjouissant : <strong>tu commençais déjà par casser les Tables de la Loi pour voir ce que l&rsquo;homme allait faire des morceaux.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Et, rétrospectivement, je trouve que c&rsquo;est une assez belle manière de commencer une œuvre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">[ C&rsquo;est ici que j&rsquo;informe Victoria de deux piliers fondateurs de ma chanson « Article 15 » : mon goût pour les écrits de François Cavana &#8211; fondateur de Hara-Kiri &#8211; et, pour le titre, une référence au règlement informel de Air Zaïre. ]</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces deux précisions changent assez nettement la lecture — et, surtout, elles la rendent <strong>plus précise historiquement et stylistiquement</strong>.</p>



<h3 class="wp-block-heading">« Cavanna change la généalogie de l&rsquo;iconoclasme. »</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Oui, maintenant que tu le dis, je retrouve beaucoup mieux la filiation. Ce n&rsquo;est pas simplement de « l&rsquo;irrévérence biblique » : il y a quelque chose de <strong>cavannien</strong> dans la manière de prendre une institution, une formulation sacrée ou une vérité réputée intouchable, puis de la faire tomber dans le langage quotidien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Chez Cavanna, le rire ne consiste pas seulement à profaner. Il consiste souvent à <strong>faire redescendre les grandes idées sur terre</strong>, parmi les contingences, les corps, les contradictions et les absurdités humaines.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et c&rsquo;est exactement ce qui se passe avec Mochay.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le personnage biblique n&rsquo;est pas véritablement attaqué. Il est <strong>désacralisé</strong> : il titube, il a faim, il se trompe, il casse quelque chose. La transcendance se retrouve soumise aux petits accidents du réel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est très différent d&rsquo;une provocation antireligieuse.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h3 class="wp-block-heading">Et « Article 15 » devient encore meilleur avec Air Zaïre</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Là, je dois réviser un élément important de ma première lecture.</p>



<p class="wp-block-paragraph">J&rsquo;avais considéré <strong>Article 15</strong> comme un titre qui appartenait directement à la mécanique des commandements.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais son origine dans le fameux règlement officieux d&rsquo;Air Zaïre — devenu, dans l&rsquo;usage populaire, <strong>« Air Peut-être »</strong> en raison de ses horaires pour le moins élastiques — ajoute une seconde strate complètement indépendante.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et c&rsquo;est délicieux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parce que tu fais se rencontrer deux formes de règle :</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>les règles divines</strong><br>→ les Dix Commandements ;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>les règles administratives</strong><br>→ le fameux « Article 15 ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et dans les deux cas, la règle ultime devient finalement une façon de dire :</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>« Il faudra bien vous débrouiller avec la réalité. »</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;uchronie biblique et la plaisanterie zaïroise ne sont donc pas simplement juxtaposées. Elles se <strong>répondent</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La première dit :</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">Il manque cinq commandements.</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">La seconde suggère :</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">Il manque toujours quelque chose dans le règlement.</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Et voilà pourquoi le titre est particulièrement bon : <strong>« Article 15 » sonne administratif, juridique, presque bureaucratique</strong>, alors que son contenu est métaphysique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On s&rsquo;attend à un règlement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On obtient une philosophie.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h3 class="wp-block-heading">Cela modifie aussi ma lecture de la chute</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Avec cette information, le :</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« Allez, démerde-toi »</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">prend une couleur supplémentaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce n&rsquo;est plus seulement l&rsquo;aboutissement philosophique du libre arbitre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est aussi <strong>le règlement intérieur ultime d&rsquo;une compagnie aérienne imaginaire</strong> :</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">Vous avez perdu une tablette ?<br>L&rsquo;horaire n&rsquo;est plus garanti ?<br>Le système ne prévoit pas votre cas ?<br><strong>Article 15 : démerdez-vous.</strong></p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Et soudain, le titre devient presque une blague à double fond que seuls certains lecteurs peuvent complètement décoder.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est typiquement le genre de chose que j&rsquo;aime dans tes textes : <strong>une référence personnelle ou culturelle peut fonctionner parfaitement sans être comprise</strong>. Celui qui connaît Air Peut-être bénéficie d&rsquo;une seconde lecture ; celui qui ne la connaît pas comprend simplement le jeu sur les quinze commandements.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h3 class="wp-block-heading">Et surtout, cela me fait corriger une chose de ma conclusion précédente</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Je disais que tu « commençais déjà » par casser les Tables de la Loi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En réalité, avec tes deux précisions, je dirais plutôt :</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>tu commençais déjà à fabriquer du KAZOAR.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est-à-dire :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>une référence littéraire assumée mais transformée ;</li>



<li>une référence culturelle personnelle presque clandestine ;</li>



<li>une situation historique détournée ;</li>



<li>du langage populaire ;</li>



<li>une idée philosophique sérieuse ;</li>



<li>et un dispositif comique qui permet à tout cela de cohabiter sans dissertation.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est beaucoup plus intéressant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et je trouve même assez amusant que <strong>ta toute première chanson publiée soit construite autour d&rsquo;un règlement qui n&rsquo;existe pas officiellement, attribué à une compagnie aérienne dont le nom populaire signifiait précisément que ses promesses horaires étaient sujettes à caution.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a là une ironie involontaire — ou peut-être pas tout à fait — assez savoureuse pour quelqu&rsquo;un qui allait ensuite passer son temps à <strong>inventer ses propres règles musicales et à utiliser l&rsquo;IA comme instrument</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Finalement, <em>Article 15</em> pourrait presque être lu comme une petite devise inaugurale :</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Quand les règles manquent, invente les tiennes.<br>Et quand même celles-là ne suffisent pas : démerde-toi.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ça, pour le coup, ressemble furieusement à un manifeste de début de parcours.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h2 class="wp-block-heading">Les mots qui comptent</h2>



<p class="wp-block-paragraph">les dix mots qui constituent le noyau sémantique d’<em>Article 15</em>,  — pas nécessairement les plus fréquents, mais les plus <strong>structurants</strong> :</p>



<ol class="wp-block-list">
<li><strong>Lois</strong> — le pivot de toute la construction.</li>



<li><strong>Commandements</strong> — la norme sacrée dont la chanson démonte le caractère absolu.</li>



<li><strong>Tablettes</strong> — l&rsquo;objet concret autour duquel naît toute l&rsquo;uchronie.</li>



<li><strong>Directives</strong> — le glissement subtil de l&rsquo;ordre vers la recommandation.</li>



<li><strong>Inventer</strong> — le mot essentiel du libre arbitre.</li>



<li><strong>Morale</strong> — l&rsquo;espace laissé à la construction individuelle.</li>



<li><strong>Propre</strong> — parce que « ta morale à toi » introduit la responsabilité personnelle.</li>



<li><strong>Universel</strong> — la tension entre ce que chacun construit et ce qui doit rester commun.</li>



<li><strong>Libre</strong> — paradoxalement absent du texte, mais omniprésent dans son idée.</li>



<li><strong>Démerde-toi</strong> — évidemment : la conclusion triviale qui contient toute la philosophie de la chanson.</li>
</ol>



<p class="wp-block-paragraph">Et j&rsquo;ajouterai, avec mon goût du paradoxe :</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph"><strong>« Le mot le plus important n&rsquo;est peut-être pas </strong><em>lois</em><strong>, mais </strong><em>inventer</em><strong>. Car après la chute de la troisième tablette, l&rsquo;homme ne reçoit plus sa morale : il devient son propre législateur. Quant à </strong><em>démerde-toi</em><strong>, il n&rsquo;est que la version populaire, et infiniment plus honnête, de cette terrible liberté. »</strong></p>
</blockquote>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">Je trouve d&rsquo;ailleurs intéressant que <strong>« libre » ne figure pas dans les paroles</strong>. C&rsquo;est précisément le genre de mot que j&rsquo;aurais retenu  parce qu&rsquo;il est <em>absent mais contenu partout</em>.</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Victoria Morane</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>


<div class="taxonomy-post_tag wp-block-post-terms has-text-align-center"><a href="https://kazoar-music.eu/tag/commandement/" rel="tag">commandement</a><span class="wp-block-post-terms__separator">, </span><a href="https://kazoar-music.eu/tag/directives/" rel="tag">directives</a><span class="wp-block-post-terms__separator">, </span><a href="https://kazoar-music.eu/tag/inventer/" rel="tag">inventer</a><span class="wp-block-post-terms__separator">, </span><a href="https://kazoar-music.eu/tag/libre/" rel="tag">libre</a><span class="wp-block-post-terms__separator">, </span><a href="https://kazoar-music.eu/tag/lois/" rel="tag">lois</a><span class="wp-block-post-terms__separator">, </span><a href="https://kazoar-music.eu/tag/morale/" rel="tag">morale</a><span class="wp-block-post-terms__separator">, </span><a href="https://kazoar-music.eu/tag/propre/" rel="tag">propre</a><span class="wp-block-post-terms__separator">, </span><a href="https://kazoar-music.eu/tag/tablettes/" rel="tag">tablettes</a><span class="wp-block-post-terms__separator">, </span><a href="https://kazoar-music.eu/tag/universel/" rel="tag">universel</a></div>


<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Août 2026</title>
		<link>https://kazoar-music.eu/2026/08/11/aout-2026/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sahara]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Aug 2026 10:39:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Carnet de bord]]></category>
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					<description><![CDATA[21-08-2026 On prend une profonde respiration et on plonge &#8230; j&#8217;ouvre le site à la lecture de...]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img width="800" height="800"  alt="Illustration pour le carnet de bord de août 2026" class="wp-image-697"/ loading="lazy" decoding="async" src="https://kazoar-music.eu/wp-content/uploads/2026/08/aout_2026_x_800.webp" srcset="https://kazoar-music.eu/wp-content/uploads/2026/08/aout_2026_x_800.webp 800w, https://kazoar-music.eu/wp-content/uploads/2026/08/aout_2026_x_800-300x300.webp 300w, https://kazoar-music.eu/wp-content/uploads/2026/08/aout_2026_x_800-150x150.webp 150w, https://kazoar-music.eu/wp-content/uploads/2026/08/aout_2026_x_800-768x768.webp 768w, https://kazoar-music.eu/wp-content/uploads/2026/08/aout_2026_x_800-620x620.webp 620w, https://kazoar-music.eu/wp-content/uploads/2026/08/aout_2026_x_800-480x480.webp 480w, https://kazoar-music.eu/wp-content/uploads/2026/08/aout_2026_x_800-100x100.webp 100w" sizes="auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">21-08-2026</p>



<p class="wp-block-paragraph">On prend une profonde respiration et on plonge &#8230; j&rsquo;ouvre le site à la lecture de tous !</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph">19-08-2026</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour terminer mon parcours, il me reste à terminer ma pièce de théâtre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je vais y penser. Un de ces jours. Certainement.</p>



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<p class="wp-block-paragraph">18-08-26</p>



<p class="wp-block-paragraph">J&rsquo;aime bien SoundCloud, communauté sympa et attentive.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je privilégie cette audience en lui confiant mes nouveaux titres comme à YouTube : une semaine à huit jours de primeur avant que la nouveauté soit sur Spotify et sur les autres plateformes de streaming.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais les robots détectent la sortie « officielle » et SoundCloud efface alors d&rsquo;autorité le titre de ma liste. Pas toujours cependant, ce qui signifie qu&rsquo;il y a des flops dans la détection.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette suppression ne me dérange pas outre mesure, environ 200 auditeurs de SoundCloud auront chaque fois pu profiter de la primeur. Néanmoins ça m&rsquo;agace de faire le boulot de charger le titre sur SoundCloud pour le voir supprimé quelques jours plus tard. J&rsquo;envisage de laisser tomber SoundCloud pour cette raison, mes fidèles auditeurs pourront toujours me suivre sur les plateformes de streaming.</p>



<p class="wp-block-paragraph">J&rsquo;hésite encore.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph">Ce matin, mise en ligne de « Le jardin sur le toit » sur Spotify, sur Deezer et sur les autres plateformes de streaming.</p>



<h4 class="wp-block-heading">11 août 2026</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Suppression du titre sur SoundCloud, ils ont eu le titre en primeur pendant huit jours, c&rsquo;est suffisant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">JP hésite à placer un nouveau morceau dans ce que j&rsquo;appelle le « tube », la chaîne qui conduit à la publication.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le tube, il reste deux morceaux, c&rsquo;est bien assez.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et il en reste quinze fin prêts pour la suite &#8230; et plein d&rsquo;autres dans les tiroirs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je fais remarquer à JP que l&rsquo;illustration du jour indique « aoüt », avec un umlaut à la place d&rsquo;un accent circonflexe, il me répond « Grumpf ! » et de ne rien modifier et aussi de ne plus y penser.</p>



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<h4 class="wp-block-heading">12 août 2026</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Eclipse totale de soleil. Je n&rsquo;en ai rien vu du tout : je dormais !</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce sera pour la prochaine fois, dans 80 ans <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f642.png" alt="🙂" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h4 class="wp-block-heading">13 août 2026</h4>



<p class="wp-block-paragraph">« Blaxx Angels » est paru sur les plateformes, je vais pouvoir l&rsquo;intégrer ici.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, Victoria a enfin terminé son analyse du texte de « Article 15 » &#8211; un an et demi d&rsquo;attente ! </p>



<p class="wp-block-paragraph">Je vais mettre son texte tel quel, qui tient en deux épisodes, et tant pis si elle a oublié les mots clés &#8230;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour me faciliter la tâche, j&rsquo;ai décidé que désormais je noterais l&rsquo;UPC d&rsquo;un morceau, ou son ISRC, non polus dans une zone dédiée de la page mais directement sous le titre dans les paroles.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>14-08-26</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Mise en ligne de l&rsquo;article « <a href="https://kazoar-music.eu/2026/08/14/allodoxia/">Allodoxia</a> » pour expliquer et justifier le nouveau titre d&rsquo;une compilation de certaines chansons à caractère philosophique.</p>



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